PoloPoto le Blog qui Trompe Trop

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Samedi 29 septembre 2007

Pipe de la Pieuvre du Coq migrateur (et autre Diablorie)

Catégorie : Inclassable, Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 17:17.

Polo côte à côte avec sa loutre entreprit de jouer avec elle… à Diablo. Muets, les yeux rivés sur leurs écrans, les deux amants cliquaient frénétiquement sur leurs souris respectives pour faire avancer leurs personnages.
Mais en réalité Polo du coin de son oeil crouteux surveillait ses amis du moment et tout particulièrement l’état de leurs relations avec la blonde qu’ils lui avaient présenté. Son oeil allait rapidement du visage du maigre qui s’est avéré être son cousin après un étonnant rebondissement,  à la poitrine généreuse de la jeune fille passant par les bésicles du panda puis redescendant finalement aux moignons de Poto. Les images s’accéléraient dans sa tête alors que son personnage mourrait une nouvelle fois sur son écran poussant un râle plaintif comme si son asthme se transmettait vrituellement.
"Et alors mon gros Polo tu es nul aujourd’hui s’amusa sa fiancée
- C’est ma souris" s’agaça le jeune homme montrant à quel point il était vexé en affichant un visage de chien battu.
Mais Polo ne pouvait plus s’empecher d’observer discrètement (chose complexe pour Polo) Poto. Il suivait chacun de ses mouvements, chaque clic de moignon, chaque balancement de tête. Sa chevelure aussi dorée que le carosse qui le véhiculait habituellement. Cette poitrine, certes un peu moins volumineuse que celle de sa fiancée actuelle, mais d’une consistance certainement plus agréable : ferme et onctueuse à la fois. Il tiquait également de la voir apparement si bien s’entendre avec ses amis.

Polo continua de les observer.
La vessie de Polo le rappela à l’ordre alors qu’il était plongé dans ses réveries. Il quitta sa chaise, l’arrière train endolori d’y être trop resté, avançant péniblement vers les toilettes. Ses jambes en fourmis et la fatigue n’aidaient pas sa progression. Il monta les quelques marches puis ouvrit la porte des WC manquant de tomber en arrière accroché à sa poignée lorsqu’il vit l’inimaginable.
Poto, son fantasme de la soirée, à genoux devant son très maigre ami. De longs doigts accrochés tels des tentacules dans la chevelure blonde de la jeune fille accompagnaient ses balancements devant le bas ventre du squelettique individu. Des gémissements tantôt aigus tantôt plus rauques émanaient diversement du couple improvisé dans ces étroites latrines. Choqué Polo referma précipitamment la porte et retourna à sa chaise la tête pleine d’images de la soirée entremelées, et la vessie toujours aussi pleine.
Mais il étouffait et ne pouvait plus réfléchir correctement oubliant complètement le monde qui l’entourait. Il se leva et sortit dans la rue pour respirer. La fraicheur de l’air lui frigorifia les poumons et sa vessie le rappela immédiatemment à l’ordre. Craignant d’affronter une nouvelle fois cette vision il se soulagea dans la rue, derrière une poubelle. Lorsqu’il rentra dans la salle, ils avaient finalement rejoint leurs chaises comme si de rien n’était mais le mal était fait et il n’oublierait pas cette soirée. Des images de l’air réjouis de son maigre ami revenaient sans cesse dans son esprit, le poussant à fantasmer sur la qualité de cette épique fellation. Il s’assit et tenta d’oublier cette vision en accompagnant sa fiancée du moment vers une nouvelle quête de Diablo. Celle ci le questionna quand au visage aux traits pendants qu’il arborait mais il esquiva habilement en prétextant la fatigue. En réalité sur son écran, les monstres et les images pornos se mélaient encerclant le personnage qu’il tentait de faire survivre.

Samedi 28 juillet 2007

Celui dont on pouvait prononcer le nom ou pas…

Catégorie : Des Gens Respectables. Auteur polopoto à 23:51.

N’avez-vous jamais eu envie de cotôyer des stars dans votre quotidien? De manger des nouilles avec Brad Pitt? Ou d’aller au cinéma avec Matt Damon?
Réjouissez-vous fidèles lecteurs, votre rêve peut devenir réalité avec le nouveau personnage qui va vous être présenté. L’étrange individu que vous aviez pu apercevoir dans l’entourage ludicomusical de Poto mais dont l’apparente banalité avait pu le rendre quelque peu insignifiant dans le récit jusqu’à maintenant.
Le PandaBananaryen, ou Pandaryen, ou Pandamon ou Pittaryen, malgré son anormale banalité, demeure un mystère pour Poto, et une force mystérieuse la pousse à s’intéresser à lui.
Serait ce ses cheveux ? Pandamon porte comme Poto un poil d’une blondeur nordique ou plutôt ici qualifiée d’aryenne, et ses coupes variant suivant les saisons sont souvent agrémentées d’une mèche ou d’une banane comme pouvait en posséder certains dictateurs connus et reconnus pour leur apport historique. D’ailleurs comme nombre d’entre eux il porte également un monocle à chaque oeil.
Le Pittaryen possède des pantalons trop larges témoins d’un temps où sa corpulence arrivait presque à défier celle de Polo. Le mystère reste entier sur cette étrange et rapide perte de poids d’autant plus que son appétit pour les nouilles et autres pâtes a toujours perduré.
Il faut aussi savoir que sous certains angles et lumières, le pandaryen, de par son mimétisme génétique est capable de prendre l’apparence de la plupart des stars blondes d’hollywood.

Le Pandaryen aime :
- les nouilles, les pipes, les pennes, les macaronis, les tortellinis
- bref les pâtes
- donner des surnoms
- trouver des sosies
- les drôlesses

La Banane Aryenne n’aime pas :
- les coquillettes
- la soupe et toute sorte de légumes
- partir d’un lieu sans avoir visiter les WC
- les oreilles coupées
- lost in translation

Babouches et babouins

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 23:21.

Après le départ de sa mal-aimée fiancée qui était retournée sur l’océan pour une campagne de pub avec Saupiquet, Polo n’avait pu s’empêcher de repenser à la jolie blonde qu’il avait croisé la semaine passée devant l’église. Son visage angélique restait gravé dans sa mémoire, et il se surprenait de retrouver son petit bout de gras portatif tout sanguinolent lorsque il s’imaginait quelques scènes érotiques en compagnie de cette fabuleuse personne. Une seule chose l’obsédait désormais: il fallait revoir coûte que coûte cette fille, et même si la tâche se révélait titanesque afin de séduire la belle, de par son physique gras et ingrat, il se sentait investi de toute la force nécessaire en vue d’accomplir tel prodige. Après être aller chercher quelques pansements pour soigner son appendice meurtri, il décida d’appeler son ami du moment le bananaryen qui lui serait sans doute bien utile pour mener à bien son complexe projet. Hélas, le bananaryen demeurait injoignable: il s’imaginait déjà son plan fortement menacé par les vélléités potentielles du panda, qui cherchait peut-être en ce moment même à oeuvrer pour lui subtiliser cette proie de premier choix. Pourquoi diable, ce matt damon de pacotille ne répondait pas?
Par précaution, il passa furtivement sur msn en prenant bien soin d’apparaître hors-ligne afin de vérifier que Pandamon n’aurait pas pu être contacté par un autre biais que le téléphone. Mais une fois encore, il fit chou blanc .
Passablement agacé, il se racla le plèvre en sautillant, et descendit les escaliers à mi-étage pour se libérer du surplus hormonal. En ressortant du cabinet, il tomba nez à nez avec un homme rondouillard, habillé en costume traditionnel tunisien. Le vieil homme, approchant du siècle d’existence, babouches au pied, adressa un sourire bienveillant à Polo, et par ses yeux malicieux comprit que quelquechose n’allait pas, en voyant l’air de chien battu qu’adoptait son fils encore plus que d’habitude. Il l’invita à le suivre dans le salon où une femme en tablier servait du thé à la menthe dans des crânes de babouins ciselés…

Samedi 21 juillet 2007

Quand (la) Polo se prend (un) Poto

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 21:55.

Alors que le concert s’achevait dans un dernier râle poussif, les premiers spectateurs sortaient déjà de l’église, se précipitant vers leur véhicule en vue de ne pas être gêné dans leur départ et ainsi fuir au plus vite cet odieux spectacle.
Au bout de quelques minutes vint enfin l’ami commun de Polo et Poto, accompagné de la dite Poto. Le gros Polo manqua de s’étouffer en apercevant cette apétissante créature, et espérait secrètement que son ami le Panda Bananaryen lui présentât. Vint alors, un véritable miracle: il s’avéra que le panda et Poto semblaient bien s’entendre: la créature lui serait présentée, et il pourrait déjà mettre en oeuvre son plan d’action pour tenter de séduire la belle.
Les  ophtalmiques croutes  de Polo scintillèrent sous le clair de lune. Il plongea immédiatement son regard dans le généreux poitraille de Poto avant de remonter vers ses yeux,  puis redescendit rapidement vers le spectacle beaucoup plus enchanteur que proposait ces fruits qui semblaient bien plus frais et toniques que ceux flasques et blets de sa copine officielle du moment. Polo passa goulûment une énorme langue sur ses lèvres lippues y déposant habilement une couche de gras qui les rendrait plus brillantes et glamour. Après des présentations courtoises et sommaires orchestrées par le débonnaire panda, Polo frétilla sur place avant de se jeter d’un pas joyeux sur Poto et l’embrassa énergiquement ne manquant surtout pas de la serrer dans ses bras afin de contrôler rapidement les mensurations qu’il avait pu estimer au premier coup d’oeil.
Avec un peu moins d’enthousiasme, mais toutefois une certaine ferveur dans le sautillement qui lui sied si bien,  il embrassa à leur tour les autres camarades du bananaryen.  Les joues chaudes et charnues de la pastorale Bigcheeks lui rappelèrent qu’il se mangerait bien un steak dans la soirée. Dans ce laps de temps, la pastorale ne manqua pas d’exprimer un certain dégoût quand elle remarqua que les  énormes flocons blanchâtres qui lui tombaient dessus n’étaient pas de la neige, mais des pellicules glissant le long de la chevelure graisseuse de Polo. Voyant le panda ricaner à pleine dents,  elle lui envoya vexée sa main dans la figure.

Vint finalement le tour de l’Arcaniste Grinçante, la demoiselle dévala l’escalier en quelques roudélous, housse de guitare à la main, et remonta son string blanc hivernal  dans un ultime salto en vue des présentations.

Polo remarqua immédiatement que la ravissante Poto détourna le regard quand l’arcaniste présenta ses joues à ses lèvres lippues et graissées, ravi de cette jalousie mal masquée, le jeune homme ne put s’empêcher d’exprimer son enthousiasme. Le panda ricana à nouveau comprenant l’amusant quiproquo car Polo ne connaissait pas l’antipathie de Poto pour l’arcaniste. La main de Bigcheeks allait une nouvelle fois s’écraser sur ses joues lorsqu’il feinta au dernier moment. La paume rougeaude atterrit sur le visage ahuri du pauvre Polo qui fut très étonné car il n’aurait jamais cru pouvoir autant attiré cette pastorale personne qui exprimait, bien plus démonstrativement que Poto, sa jalousie.

Samedi 14 juillet 2007

La loutre océanique

Catégorie : Des Gens Respectables. Auteur polopoto à 17:02.

La loutre océanique est la copine officielle du moment de Polo. Ce dernier l’a rencontré sur un site de rencontres qui n’en est pas un. Ils mènent tous deux une idylle virtuelle qui n’est pas réciproque. La loutre aime Polo, et lui voue un amour inconsidéré et sans bornes. Polo, lui ne l’aime pas, et la déteste même maintenant, et pourtant il n’a réussi à la tromper que trois fois, étant partiulièrement lourd à cette époque de l’année.

La loutre océanique aime:
-Polo
-les soirées moisies et les réveillons miteux
-le pictionnary
-défendre Polo

La loutre océanique n’aime pas:
-qu’on se moque de Polo
-qu’on dise du mal de Polo
-qu’on critique Polo
-qu’on lui rapporte que Polo la trompe
-en bref: qu’on oeuvre pour le déplaisir de Polo

Une loutre peut cacher un poto

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 16:49.

Ce jour là, Polo, comme souvent lorsque sa copine officielle du moment ,"la loutre océanique" était là, se réveilla de mauvaise humeur.  Son envie de changement était devenue si forte chaque jour, qu’il finissait par ne plus supporter le corps flasque et imposant de sa dulcinée par intérim, à son contact. Il se racla les poumons de rage, manquant de déclencher une nouvelle crise d’asthme tant il était énervé. Il aurait tout donné à cet instant pour casser le contrat qui le liait à l’être immonde qui partageait sa couche.
De plus, cette après-midi il était convié à assister à un concert  qui ne l’enchantait guère dans une abbatiale à quelques dizaines de kilomètres de sa garçonniere, pourtant cette manifestation serait une parfaite occasion pour occuper et distraire le tromblon dont il ne savait finalement que faire lorsque celui ci débarquait chez lui.
Même si il ne la voyait qu’une fois tous les trois mois, les visites de sa chère et tendre -ou pas, s’étaient transformé en supplices, et de surcroît, cette grossière gourde refusait toujours obstinément de lui accorder son petit plaisir gingivo-queutal.

Après un bon repas arrosé de rosé, il dévala les escaliers, faisant trembler les étages intermediaires où se trouvaient des latrines "mystere", et empoigna la liasse que sa mère lui avait laissé sur la tablette du vestibule.

Il embarqua sa loutre et partit en trombe, lorsqu’il réalisa que le concert était déjà commencé depuis un quart d’heure.
Sur le trajet, il lui fit écouter son dernier disque :  la BO de la reine des damnés. Les poils de la loutre se dressèrent littéralement, lorsque le son strident et asthmatique du chanteur parvint à ses oreilles. Néanmoins, si le son strident provenait effectivement des bafles du carosse, les poussées interloquées étaient jouées en stereo par les lèvres lippues de Polo. Les yeux de la loutre s’écarquillèrent et elle pria Polo de changer de disque craignant de ne pas pouvoir supporter ce spectacle musical plus longtemps.
Les paroles de Joe Dassin, son chanteur fétiche, envahirent alors l’habitacle, et le carosse doré entama une série de dérapages plus ou moins contrôles sur la route qui serpentait jusqu’au village où se tenait la représentation.

Un parking gravillonneux était en vue devant le parvis de l’église, il enclencha le frein à main , et au terme d’un magnifique triple axel motorisé, les roues crissèrent une ultime fois, parfaitement imbriquées dans l’emplacement délimité. Cette place lui semblait tout de même un peu large, mais il était tellement satisfait de sa cascade qu’il se contenta de bondir hors de la voiture et de se hâter d’extirper sa fiancée, qui semblait particulièrement affectée par cette petite expédition: le visage livide, la loutre océanique, flagellante, contempla le clocher et décida d’attendre sur le parking, ne se sentant pas la force de pénétrer dans le lieu de culte.

Finalement, ils n’assistèrent pas au concert, et se contentèrent d’écouter les grincements de la guitare du dehors.
Polo n’avait maintenant plus qu’à attendre ses amis du moment, la fin du concert ne devrait plus tarder maintenant. Il regarda sa fiancée d’un air dédaigneux, du coin de son oeil crouteux, priant pour que cette interminable attente musicalement et psychologiquement atroces prit fin sous ce ciel maussade.

Samedi 7 juillet 2007

Un réveillon détonnant

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 17:28.

Polo avait passé une formidable nuitée: il avait geint dans sa litière des heures durant, partant à l’assaut vaille que vaille de sa dernière conquête qui ma foi, à défaut d’être un canon de la beauté, lui permettait finalement d’assouvir ses pulsions sexuelles du moment. Il continuait à ruminer, grogner, tordant sa masse suitante sur le corps meurtri de sa partenaire. A l’instant fatidique, où il pouvait enfin décharger toute sa fougue, une force puissante provenant du fin fond du thorax lui arrachant la gorge au passage, vint exploser au niveau de sa bouche tel un râle. Il sembla suffoquer, et son visage devint rubicond. Puis une deuxième secousse partit de sa poitrine lui déchirant une nouvelle fois la trachée. Sa compagne comprit que quelquechose ne tournait pas rond, et quelquepart elle en était soulagée: ses suppliques avaient été finalement exaucé, elle ne subirait plus, du moins pendant un certains temps, les assauts répétés et laborieux du mastodonte sudoripare.

Elle tenta de lui trouver un verre d’eau, alors que Polo tentait de s’accrocher deséspérement à quelquechose pour se redresser. Mais le corps flasque de sa compagne ne comportant aucun appui, il dut se résoudre à empoigner les bois du lit, alors que les spasmes se faisaient plus nombreux. Maudites crises d’asthme, elles survenaient toujours au mauvais moment. S’empressant de faire main basse sur son inhalateur, il constata que plusieurs personnes s’entassaient déjà dans l’embrasure de rideau qui avait remplacé avec astuce la porte de la pièce, sans doute ameutés par les grognements gutturals de Polo alors qu’ils jouaient aux cartes à l’étage en dessous.

Polo regrettait déjà d’avoir contraint son amie à aller se coucher si tôt: il l’avait obligé à le rejoindre dans la pièce nuptiale, en pleine partie endiablée de pictionnary alors que ses envies primaires le rappelaient à l’ordre. Il fallait remplir la gourde maintenant pour affronter sous les meilleurs auspices la traversée du désert qu’il allait devoir surmonter.

Il maudissait sa copine du moment, estimant que c’est elle qui avait dû lui déclencher sa crise; il était grand temps de trouver une fiancée digne de ses liasses, et se promit de dénicher la perle rare dans l’année qui viendrait.

 

 

 

 

Mercredi 13 décembre 2006

La famille en toc :l’ours, la sorcière BengBang et le capharnaum

Catégorie : Des Gens Respectables. Auteur polopoto à 23:00.

Nous approchons de la fatidique rencontre qui se revelera sans doute bouleversante pour nos deux personnages mais avant de vous conter ce magnifique moment, une poignante démonstration de romantisme éclatant au grand jour comme un furoncle sur le dos d’une vache, revenons en quelques instants à la famille Poto qui mérite amplement une petite description.

Les potos, à l’instar des lapins, sont de grands copulateurs, l’union d’un ours et du sosie de la sorcière blanche de Narnia pourrait sembler contre nature, elle l’est d’ailleurs sans doute, mais elle donne par ailleurs de magnifiques fruits, un peu blets certes, mais tout à fait remarquables.

Poto est l’un de ces fruits, le plus tardif, pourquoi cette ultime semence alors que la récolte des années précédentes était toujours restée fameuse, digne des plus grands millésimes… On ne saura sans doute jamais pourquoi le plantigrade et Jadis eurent idée de façonner ce dernier enfant, peut-être en vue de mettre une touche finale à leur grand-oeuvre, une sorte de cerise sur le gâteau, ou de pavé dans la mare ou de c…. dans le potage.

Nous savons pertinnement que la sorcière blanche malgré ces faux-airs de bonne fée développe des intentions expantionnistes vis à vis  de l’univers dans lequel elle évolue. L’union avec un ours lui permettait donc de faire voir le jour à des créatures équilibrées et dangereuses, dotées de la force fougueuse du père, et de l’intelligence subtile de la mère. Avec une telle progéniture, ses plans de conquête seraient accomplis dans les deux prochaines décennies.

C’est alors qu’un premier nourrisson vit le jour: particulièrement chétif à la naissance, la sorcière s’inquiéta davantage lorsqu’elle se rendit compte qu’à 10 ans passés, il paraissait toujours aussi vulnérable. A quinze ans, elle dut se rendre compte de l’évidence, ce premier enfant ne pourrait la servir efficacement, et il était parfaitement inutile. Pire! Son seul plaisir résidait dans la copulation avec les animaux qui vivaient dans la forêt d’en face, et chose particulièrement monstrueuse et déviante, il ne s’attaquait qu’à des bestioles du même sexe que le sien. C’en était trop pour la sorcière Jadis BangBeng, elle n’avait que trop longtemps supporté les écarts et errances de son rejeton, et un soir elle décida de l’abandonner et le perdre dans ce bois qu’il semblait tant chérir. On l’y vit fouiller dans des déchets informatiques quelques années plus tard…

Peu avant qu’elle rejette son premier enfant, la sorcière accoucha une seconde fois: cette fois-ci c’était une fille. La sorcière jubila alors, celle-ci c’est sûr hériterait de l’intuition et de l’intelligence de sa mère, et même si elle était chétive comme l’autre, elle aurait toujours cela pour elle. Pourtant là encore, rien ne se passa comme prévu, les pratiques sexuelles de celle-ci dérivèrent rapidement vers la gérontonphilie. Même si cela plaisait à sa mère au départ, car sa fille pouvait extorquer les riches marchands du bourg d’à côté et percevoir un pourcentage sur l’argent détourné, la fille devint bientôt aussi maligne que sa mère, et décida au bout de quelques mois de ne plus rien verser à celle-ci et de tout garder pour elle. BangBeng folle de rage, de voir sa progéniture aussi ingrate, la renvoya de chez elle avec pertes et fracas.

Le troisième enfant, un garçon cette fois-ci, fut un soulagement pour la sorcière. Il était particulièrement obéissant, et semblait posséder une certaine force. Heureuse, la sorcière, conclut que le proverbe qui disait que le troisième était le bon était vrai dans le domaine des naissances. Le garçon comblait sa mère, et accomplisait le moindre de ses ordres sans sourciller, mais à l’âge de la majorité, la mère dut se résoudre à un constat accablant: l’enfant était dénué d’une conscience propre et était incapable d’agir seul, tant que les ordres et les injonctions étaient présents, il savait quoi faire, mais lorsqu’il était livré à lui-même il errait sans but dans les couloirs du bourbier telle une âme en peine, se cognant contre les murs en se balancant de droite à gauche. Il n’entretenait même plus son corps, laissant les odeurs l’envahirent alors que barbe et cheveux poussaient  sans qu’il n’en fut géné, laissant parfois trainer quelques boules de poils et déjections mélés, durs et secs comme des pierres volcaniques. Désespérée , la mère en convint que le proverbe "jamais deux sans trois" était le plus proche de la réalité.

Malgré tous ces échecs BangBeng était pourtant toujours intimement persuadée qu’elle avait rassemblé tous les ingrédients nécessaires pour concevoir cette progéniture parfaite: son compagnon d’ours était plus aimant que jamais et semblait toujours plus fort, coriace, massif… De son côté elle sentait sa sagacité s’affiner de jour en jour… Et le lieu de conception, un magnifique capharnaum ne pouvait susciter qu’un glorieux destin à ceux qui seraient conçus dans un tel environnement.

Un quatrième enfant arriva finalement. Comme le précédent garçon, ce nouveau male eut rapidement la passion des jeux de cartes (Uno, Poker, Belotte, Bridge, Nain Jaune…) Mais alors que le culbuto, le troisième enfant, occupait plutôt ses mains avec  des tours de magie improbables, ce quatrième enfant voyait dans ces jeux une manière de réunir en de rares occasions quelques amis et les membres de sa famille devenant nombreuse.  Le poker se transformait aussi souvent en des parties endiablées de strip poker (jeu où l’on pouvait également miser avec des bananes ou encore l’utilisation que l’on en faisait…). Cela inquiéta très rapidement sa mère : ce 4ème enfant devenait il pareil que son premier fils. Ses fréquentations ne lui plaisaient guère notamment chez les latinos africains un peu trop chevelus et poilus à son goût. L’un d’entre eux, dont le nom finissait en "Ez" comme tout les autres, ressemblait même à l’improbable et inquiétante fusion d’un membre des beatles et de Jésus. Ce jeune blondinet se tournait de plus en plus souvent vers les milieux aquatiques, attiré par l’eau et surtout par les corps dénudés et humides du même sexe qui fréquentaient piscines et autres eaux libres.

Rapidement BangBeng enchaina et conçut sans tarder un nouvel enfant, espérant avoir plus de chance. La naissance d’une fille l’enchanta, elle espérait bien obtenir les mêmes résultats que pour la première enfant, sans les désagréments. Et elle fut rapidement servie. Dans un premier temps l’enfant la combla de bonheur, elle possédait à la fois les qualités de sa première fille et de son deuxième male. Elle jouait du violon comme la première et pouvait devenir une habile mante religieuse à la dangereuse intelligence, séductrice et prédatrice. Et comme le second,elle jouait également de la guitare et se révélait particulièrement docile. Mais lors de son adolescence la jeune fille commença à utiliser les cordes de son violon et de sa guitare pour d’autres usages: lorsqu’elle apprit que son nouveau fiancé à qui elle n’avait parlé qu’une fois sur msn ne voulait pas l’amener avec elle à New-York, son attitude changea brusquement. Elle comprit alors que son pouvoir déclinait, auparavant elle aurait pu tout obtenir d’un homme en quelques mots, et ce "non" qu’on avait osé lui assener, elle ne pouvait le supporter. Elle arracha les cordes de ses instruments et tenta de s’étrangler avec, mais sans grand résultat. Depuis ce jour-là elle n’est plus la même, et elle cherche desesperement à mettre un terme à sa pathétique existence: sans grand succès. Cette McGyver de l’auto-meurtre est d’ailleurs aujourd’hui condamnée à errer parmi des compagnons en marge de la société, tous dignes de passer aux émissions de Delarue: tout ceci au grand dam de sa mère, qui croyait voir en cet enfant, enfin la réussite. De désespoir BanBeng tenta d’imiter sa fille, mais elle se rendit compte rapidement qu’elle était tout aussi douée qu’elle dans ce domaine.

Poto fut alors l’ultime chance

Vendredi 1 décembre 2006

Un Port pour chaque femme, chaque femme a son porc

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 0:35.

Ce jour là Polo comme tous les jours se réveilla heureux, fort aise des rêves érotiques qu’il avait éprouvé toute la nuit durant. Ces derniers comportaient d’ailleurs sans doute une connotation prémonitoire qui finissaient de le rendre rayonnant car dans quelques heures -il regarda son radio-réveil- dans quelques minutes il irait chercher à la gare-minaret sa promise du moment.
Encore une fois il était terriblement en retard, et l’idée de se dépêcher une fois de plus lui arracha du fin fond des poumons un raclement guttural qui se termina au niveau de sa bouche pâteuse en une expectoration flasque et visqueuse venant entâcher un maillot rayé qu’il avait laissé en boule sur une chaise à côté de son lit. Ruminant sur ce fâcheux incident, notre energumène n’en fut finalement que plus motivé pour rencontrer sa dulcinée. Il descendit les marches quatre par quatre levant bien haut les jambes entre chaque palier et se rendit compte une fois en bas qu’il avait oublié quelquechose: Une vieille femme dans le hall d’entrée poussa un couinement fugace et sembla vaciller lorsqu’elle vit le bonhomme dans le plus simple appareil. Polo se contenta alors de lâcher un petit "epp" en direction de la pauvre mémé affolée et cacha rapidement son vermicelle derrière ses doigts boudinés. (les elements mis en exergue dans le passage précédent ne seront pas décrits en vue de ne pas choquer nos lecteurs les plus sensibles)

Alors qu’il remontait, le téléphone se mit à sonner…

Il sa hâta alors de gravir les dernières marches qui le séparaient du prochain palier et se rua vers l’endroit d’où provenait la sonnerie. Empoignant avec force et fermeté le combiné, il lanca un "epp" tonitruant sans avoir une quelconque idée de l’identité de la personne au bout de fil, mais, en son for intérieur, il savait que c’était sa promise, qui, sans doute arrivée à l’heure qu’il était, lui ferait comprendre avec une véhémence certaine, qu’elle l’attendait depuis quelques minutes déjà. Polo s’amusait de cette idée et conclut qu’il pourrait une fois encore se faire pardonner facilement , en interprétant un de ses roles clef: le martyre larmoyant.

(Vous aurez d’ailleurs tout prochainement, un cours sur cette attitude pour vous aider dans vos prochaines rencontres)

Polo manqua de s’étrangler lorsqu’il entendit un ‘epp’ haletant en écho au sien. Il ne lui en fallut pas plus pour reconnaître la voix de sa plus grande bienfaitrice: sa vieille grand-mère qui, toutes les semaines lui donnait deux liasses de billets en vue de réaliser dans les meilleures conditions ses virées agrémentées de turpitudes diverses. Sachant que son charmant petit-fils allait recevoir une amie ces jours-ci, elle en avait profité pour lui faire quelques gâteaux et tourtes à déguster et lui proposait d’aller les chercher avant de partir pour la gare.

Polo acquieça et lanca le combiné à une femme qui passait par là. Contrairement à la vieille femme du rez-de-chaussée, celle-ci ne fut pas émotionnée de le voir nu comme un ver au milieu du séjour. Elle se contenta de ramasser le téléphone au sol et de poursuivre la conversation.

Au bout de deux minutes, Polo avait fait sa toilette, et était habillé, il descendit les étages aussi vite que possible, s’empara des clefs triomphant, et s’arrêta net une fois dans le garage.

Une terrible évidence venait de le frapper : comme à son accoutumée il était rentré chez lui, la veille, avec le réservoir vide, et son magnifique carosse doré n’avait surement pas assez de carburant pour parvenir jusqu’à la gare. Il restait toujours la voiture des parents qu’il empruntait souvent dans ces occasions, mais là, il s’agissait d’aller chercher une conquête, et le vieux break ne lui donnerait sans doute pas de bons points…

Il récupéra les clés du véhicule familial, quelques CDs, une boite de mentos puis descendit rapidement dans la rue à grandes enjambées. Le vieux tacot démarra en trombe direction chez mémé. Arrivé en bas de l’immeuble Polo comme à son habitude gara sa voiture en double file. Il considérait le code de la route liberticide. Lui marcher ? Il préférait encore payer une amende. Il entra dans l’habitation et monta les marches 4 par 4, soufflant comme un phoque. Sa grand mère l’attendait en haut de l’escalier. Pas le temps de discuter, il lui fit signe de lui donner les denrées qu’elle avait préparé et elle lui glissa une épaisse liasse de billets dans la poche de son pantalon.

Quelques instants plus tard Polo roulait déjà direction la Gare. L’impressionnant minaret cuivré excitait Polo : ce phallus gigantesque et vigoureusement pointé vers le ciel lui donnait des idées pour le reste de la journée même s’il devrait tenter de rester calme pendant le concert de guitares où on les attendait.
Le jeune homme sourit quand il aperçut sa compagne du moment faire les cent pas devant la batiment, elle était chargée de nombreux bagages. Il pila à sa hauteur la faisant sursauter puis lui ouvrit la portière en l’accueillant avec le plus beau sourire qu’il pouvait lui offrir. La jeune femme attendrie oublia le retard de son petit ami.
Elle pénétra dans le véhicule après avoir installé ses lourds bagages à l’intérieur.
Tout compte fait j’ai bien fait de prendre le break se dit Polo mentalement observant amoureusement les formes généreuses de sa copine remplir son siège au point de le faire disparaitre. N’attendant plus une seule seconde il glissa une main sur sa poitrine (110 bonnet F) pendant que les doigts de son autre main caressait ses cheveux.
Il se pencha rapidement sur elle et déposa sur sa bouche telle une ventouse ses lèvres pulpeuses alors qu’une de ses musiques préférées jaillissait des enceintes envahissant l’habitacle : Je l’ai vu près d’un laurier, elle gardait ses blanches brebis. Quand j’ai demandé d’où venait sa peau fraîche, elle m’a dit. C’est d’rouler dans la rosée qui rend les bergères jolies. Mais quand j’ai dit qu’avec elle je voudrais y rouler aussi. Elle m’a dit.. Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline. De l’attendre avec un petit bouquet d’églantines…

Lundi 20 novembre 2006

Près de la gare c’est le pied

Catégorie : Lieux Meetic. Auteur polopoto à 15:47.

Pénétrons pendant quelques minutes dans le lieu mythique abritant Polo. A proximité d’un jardin lieu de vices et de débauches et non loin d’un gare-mosquée à l’impressionnant minaret se situe la demeure du personnage Polo. De l’extérieur rien d’anormal même si l’enseigne ésotérique en forme de pied suscite la curiosité.
Vous pénétrez dans l’habitation par le garage puis vous longez le véhicule doré de Polo baignant rapidement dans une mélée d’odeurs huileuses. Le capharnaum incroyable vous oppresse et vos yeux ne savent déjà plus où se porter. De multiples outils accrochés pele mêle attirent votre regard qui va de l’un à l’autre à toute vitesse alors que vous passez finalement une porte.

Là alors que votre cerveau a du mal à s’en remettre, vous arrivez dans un nouveau lieu où votre regard est à nouveau sollicité par ces extraordinaires expériences visuelles. Des objets étranges peuplent les étagères et vous tentez de comprendre l’usage de chacun. Vos sens sont en éveil, de nouvelles odeurs vous assaillent : huiles essentielles ou non, sueur, chaussette, cuir (…) un feux d’artifice de senteurs explose dans vos narines.

Il nous reste quatre alternatives: ressortir de là en courant, essayant d’échapper à ces odeurs infâmes, et espérer durant notre fuite que ces relents ne nous auront pas détruit les poumons: mais il faut parfois avoir le goût du risque et se dire qu’il ne peut y avoir que du meilleur dans les autres pièces.

Le deuxième choix consiste en une porte vitrée granuleuse, rendant le contenu de la pièce qu’elle sépare du couloir particulièrement terrifiant lorsqu’on tente de regarder à travers. Une chose est sûre, si on tente de percer le secret de cette pièce, on risque amèrement le regretter, tant l’odeur qui s’échappe sous le seuil de la porte est abominable. De plus en approchant de cette dernière on peut entendre des cliquetis métalliques et des objets s’entrechoquer, il ne manque plus que des cris de suppliciés pour en faire une salle de torture mais si on ne les entend pas c’est peut-être qu’ils sont déjà morts, ayant succombé aux assauts perfides de la créature qui vit dans ce repaire.

Devant vous maintenant en troisième option une porte entre ouverte attire votre attention. D’autres odeurs semblent s’en dégager et alors que vous approchez vous apercevez dans le mystérieux local des instruments qui vous font frissonner. De curieux symboles ésotériques ont été gravés sur la porte en bois. Quel est l’usage de cette pièce, vous apercevez une femme en tablier procéder à un étrange cérémonial : qui est donc cette femme bien trop agée pour être la mère de Polo, à moins qu’il ne soit lui même une des créations de cette alchimiste ? Repensant à la porte vitrée, et à la créature qui vit derrière la porte, vous vous en remettez rapidement à la quatrième alternative et gravissez les escaliers de la demeure maudite.

Alors que vous montez, à mi parcours, dans les escaliers, comme située à un mystérieux semi étage, une porte attire votre attention. Un placard à balais ? Non un lieu indispensable et unique dans une demeure : les WC. Vous restez immobile quelques instants stupéfait par l’originalité du local et son emplacement entre deux étages.

Vous entrez finalement dans une nouvelle pièce : le salon ! L’endroit brille de mille feux, dorures et velours donnent un certain cachet à la salle. A votre droite dans un caddie dorée de multiples bouteilles reposent en attendant d’être vidées : vodka, manzana, rosé, apéritifs de toute couleur, toute saveur et tout degré alcoométique.

Brusquement alors que vous vous apprétez à repartir une apparition vous fige sur place. Quel est cet homme étrange tout droit sorti d’un palais des mille et une nuit, simplement vétu d’un costume traditionnel tunisien (la jellaba) et de babouches et qui porte dans les mains une théière argentée.

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