PoloPoto le Blog qui Trompe Trop

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Mercredi 21 mai 2008

La montée au supplice

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 13:35.

Ce soir-là, le panda et le coq, après une partie mouvementée de GuiltyGear X, se hâtèrent de partir, car ils avaient rendez-vous tous deux chez Poto. Elle avait brusquement éprouvé l’envie de les voir et au fur et à mesure qu’elle cotôyait ses nouveaux amis dont le déliquescent Polo, ce désir devenait de plus en plus impérieux. Polo semblait envoûtée mais on ignorait encore à cette heure qui était derrière ce charme immonde. Après que le panda s’est soulagé la vessie en effectuant moult acrobaties dans un cagibi faisant office de latrine, ils affrontèrent le vent glacial du dehors qui leur fouettait le visage et s’engouffrèrent rapidement dans une voiturette pour homosexuels en forme d’oeuf de Pâques.

Malgré l’experience du panda pour les choses exiguës, le panda ne parvînt même pas à ceintrer l’intégralité de son poitrail et dût se résoudre à tenir la boucle, simulant le fait qu’il était correctement attaché.

Au bout d’un trajet relativement court, ils parvinrent devant le colossal immeuble où créchait la formidable famille de Poto. Tous les volets étaient fermés à l’exception du dernier étage, où demeuraient une rangée de fenêtres diffusant une lumière vive et jaunâtre filtrée par des rideaux mités. Des ombres inquiétantes, se balançant, passaient par moments, et si nous avions été dans un film de Romero, on aurait tout de suite imaginé que l’appartement était empli de créatures cadavériques. Mais comme on n’y était pas, il était intéressant de supputer sur la race de ces bestioles. Le Pandaryen, était presque certain qu’il ne s’agissait pas d’humains… quant au dégorgeoir, il sortit de sa poche un caillou noir, le lissa quelques instants à la manière d’Aladdin avec sa lampe, ou de Polo avec sa queue et décida d’entrer remettant le caillou dans sa poche tout en psalmodiant quelques mots à consonnance araméenne.

Le Pandaryen connaissait ce caillou, aussi on ne développera pas le sujet à moins qu’un jour vous puissiez être intéressé par l’etendue du pouvoir de ce minuscule fragment d’obsidienne.

Le majeur droit squelettique du dégorgeoir se plia en deux dans un sens non conventionnel sous la pression du bouton du tableau de l’interphone. Une voix stridente retendit alors dans le hall, réveillant un mendiant qui était affalé sous les boîtes aux lettres.

"Oui, c’est qui?

-C’est le coq, ajouta ce dernier

La porte intermédiaire s’enclencha, et les deux compères éprouvèrent l’ascenseur….

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 5 mai 2008

Virée chez Villepin

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 10:15.

Bouleversé par ses visions de la veille, Polo se trouva rapidement revigoré lorsqu’il appela, dès son lever, alors que le soleil déclinait déjà, sa scandinave chérie. Dans quelques instants, ils partiraient de nuit pour une virée dans les sinistres bois des environs et tout cela l’enthousiasmait au plus haut point mais s’il savait pertinemment que la pieuvre immonde qui lui servait de cousin -et même l’infâme bananaryen- seraient également de la partie.

Le chemin, bordé de chaque côté par une forêt dense et variée, s’évanouissait dans les hauteurs où la faible clarté des rayons de lune diffusait une ombre massive et inquiétante.

Polo contemplant avec appréhension l’ascension qu’il devait accomplir pour parvenir à l’extrémité du chemin, refreina une quinte de toux en basculant sa tête en arrière.

Il aurait bien été tenté d’enlever la barrière qui empêchait les véhicules d’éprouver cette petite route, mais il ignorait encore quelle aurait pu être la réaction de sa scandinave fétiche, et  ne voulait pas déjà accumuler de mauvais points.

Rassemblant son courage, et prenant soin de s’éloigner le plus possible de son infâme cousin durant la traversée des bois, il se mit en tête du cortège, et tenta de rassurer Poto lorsque celle-ci faisait part de ses craintes à propos de l’immense forme obscure qui se dressait au sommet du périple.

Il n’hésitait pas en outre, d’alimenter ses peurs primaires, en simulant d’avoir vu des yeux phosphorescents, ou entendu des bruits suspects afin d’être en mesure de sécuriser encore et toujours sa proie.

Cependant, la rudesse de la pente commençait à se faire sentir, et bientôt un souffle rauque et sifflant émergea du chemin, faisant fuir ici et là quelque volatile niché dans un arbre aux alentours.

Sans le vouloir, il était parvenu à immiscer un véritable climat de panique au sein de ces bois lugubres, qui se repercutait non sans mal à l’ensemble du cortège.

Le perfide coq continuait à plaisanter, comme si tous ces sons et l’imposante ombre, ne provoquaient aucune frayeur en lui, comme si il avait été dans son élement naturel.

Quant au pandarien, mi-figue, mi-raisin, il diffusait à la fois la peur des uns, et la plaisanterie de l’autre.

A mi-chemin, le périple se transforma en calvaire. Polo à bout de souffle, sortit son ventolin et en tira une profonde inspiration, qui déclencha un sifflement effroyable. Une cohorte couinante de petits animaux passa alors en trombe devant eux, sans qu’il ne puissent distinguer de quelle bestiole il pouvait s’agir, tant l’obscurité était intense.

Même le coq nyctalope ne parvint pas à déterminer d’où émanaient ces couinements.

Peu rassurée, la petite troupe redescendit à toute allure la pente raide, tout en prenant garde de ne pas rentrer en collision avec les sources sonores des chuintements.

Que pouvait-il y avoir au sommet de ce sentier?

Jeudi 10 janvier 2008

Naissance des pieuvres

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 20:07.

Par une douce soirée printannière, Polo émergea de son sommeil tout en se remémorant les événements de sa dernière soirée passée avec Poto. Ces souvenirs lui procuraient toujours un plaisir intense et une joie immense, le laissant dans un état de béatitude complet. Pourtant les visions s’obscurcissaient rapidement lorsqu’émergeait de derrière un tronc d’arbre ou d’un siège de carosse, le visage émacié de son immonde cousin dégorgeoir.

Pourquoi fallait-il que ce dernier s’incruste dans presque toutes les soirées -trop rares- où il avait l’occasion de cotôyer sa robuste scandinave?

Polo arracha un tressaillement guttural de sa poitrine comme pour purger l’excédent de haine qu’il accumulait lorsque cette face livide lui apparaissait.

Il entreprit d’appeler Poto pour sa calmer, lorsque sa cicatrice inter-jambières déclencha une indicible douleur qui se propagea à une vitesse fulgurante à l’ensemble de son organisme.

Il bascula vers l’avant, et se retrouva à plat ventre sur un tapis de feuilles mortes.

Eprouvant moult difficultés pour se remettre debout, il fut bientôt tétanisé devant le terrifiant spectacle qui s’offrait à ses yeux croûteux.

Au dessus de la cime des arbres agitées par un vent glacial, flottant parmi les étoiles, une gigantesque pieuvre, agitait ses tentacules menaçantes sur l’ensemble de la forêt.

Polo machinalement,  vérifia ses poches. Hélas! Aucune arme! Ni même ventolin! Comment survivre face à cet hideux cauchemar? La pieuvre pivota vers lui et fixa son regard vitreux sur lui. Ces yeux…. ces yeux….

Etrangement cette pieuvre lui rappelait quelqu’un, mais il était incapable de dire qui tant sa stupeur et son émotion étaient grandes.

Les larmes perlèrent à ses yeux lui rappelant un instant un chien mort qu’il avait connu.

Il regarda autour de lui, la forêt était déserte, à moins que la Pieuvre  avait déjà avalé tous ses habitants à l’aide de ses gigantesques mandibules.
Ne pas paniquer. Mais son coeur tapait plus fort, il le sentait, malgré le gras. Son souffle se faisait plus court.
Un bruit effroyable comme une explosion le fit sursauter. Il leva les yeux. Au bout de chaque tentacule, la Pieuvre tenait une cage à oiseaux. Etait-ce les prisons de ses victimes ? Comptait-elle le capturer et se servir de ces cages comme un garde manger ?
Brusquement d’une des cages au dessus de sa tête, du feu jaillit, telle une éruption, les flammes se déversant non loin de ses pieds. Il éprouva alors une étrange fascination pour ce feu qui s’emparait progressivement du tissu de feuilles sur lequel il reposait.

Les roches en fusion manquèrent de l’écraser mais il réussit d’un saut digne des plus grands karatékas à les éviter.

Le souffle glacial du vent laissait place à l’ardeur des flammes qu’il tentait d’esquiver. Le plus dur étant de ne pas être blessé par des gravillons rougeoyants qui volaient autour de lui, frôlant à chaque fois sa tignasse et brûlant  ses précieuses pellicules…
« Polo, Polo » C’était la voix de son amie Poto. La Pieuvre ne l’avait finalement pas eu.

Polo se releva en sueur, sa cicatrice le brûlant encore intensément comme si les gravillons incandescents l’avaient atteint au plus profond de lui…

Il reprit alors d’un geste fébrile le téléphone des mains d’où une voix emplie d’appréhension continuait d’appeler Polo…

Samedi 1 décembre 2007

Sexe, vodka et botanique

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 22:10.

Les roues du carosse doré crissèrent sur les bandes de gravillons à l’entrée du parc, qui faisaient office de parking. Plusieurs paires de jambes émergèrent des portières tandis que le clair de lune baignait de sa lumière bleutée la chevelure huileuse et gominée de Polo. Une créature dandinante, finit par s’extirper à son tour précédée de peu par le débonnaire panda.

Poto prit son sac en polyuréthane dans lequel elle avait pris soin d’emballer une bouteille d’alcool fraîchement achetée à l’épicerie de nuit durant le trajet de l’aller. Elle avait relevé l’audacieux pari de garder ses esprits après avoir consommé un litre entier de ce savoureux nectar.

Après une petite virée dans les allées de la Roseraie, le petit groupe entreprit de s’installer sur un muret au beau milieu du jardin. Poto se jucha sur ses solides jambes et commenca à basculer le goulot de la bouteille en travers de sa gorge sous le regard absent de son frère Culbuto, amusé du panda, et pervers de Polo.

Les quelques minutes succédant à l’absorption du divin liquide dont la dose s’était limitée à seulement quelques goutelettes, virent l’apparition d’un sourire béat sur le joli minois de Poto. Mais ce ne fut qu’au bout de plusieurs minutes que la fillette bascula en mode "drôlesse ivre".
Elle commença par arracher son manteau en peau de poil de cul de yak et le fit tournoyer au bout de ses moignons, puis finit par atterrir sur une masse de rosiers grimpants.
Culbuto affichait toujours son visage niais et indifférent tandis que Polo passait déjà sa langue grasse sur ses lèvres lippues, envahi par l’excitation que pouvait procurer un tel spectacle. Pandaryen, quant à lui estima que la situation devenait saugrenue et inquiétante.

Tandis qu’il essayait de raisonner Polo et Culbuto de raccompagner la drôlesse chez elle, cette dernière tout d’un coup, lui sauta dessus, réclamant de façon impérieuse un petit bisou.

Une petite poursuite à la benny hill s’entreprit dans les allées épineuses, mais bientôt le panda eut une idée. Il arrêta net se course et fit face à sa poursuivante. Il mit aussitôt en avant le pari et lui défia de prouver qu’elle n’était pas saoûle.

-"D’accord" dit langoureusement Poto une étincelle canine au coin de l’oeil. Elle avança péniblement une de ses jambes et simula de marcher droit mais au bout de quatre pas, elle avait déjà atteint les bords de l’allée alors qu’elle était initialement au milieu.

-"Tu n’auras pas ton bisou objecta le méchant Panda, qui finalement s’amusait de cette situation grotesque.

Les larmes vinrent alors aux yeux de la drôlesse, qui particulièrement déçue et aterrée par les dires du Panda, se coucha au milieu d’un parterre et se mit à faire des roudélous au milieu des épines.

Le chevalier Poto, soucieux du bien être de sa potentielle dulcinée du moment, enleva à son tour sa capote, et l’enroula autour de Poto, et tira le tout pour le ramener dans l’allée.

Poto alors comprit alors que d’autres personnes pourraient combler son manque d’affection. Elle recommenca son manège avec Polo et s’aggrippa à son cou pour réclamer d’autres bisous.

Polo jubilait, et sentit son 13cm lui ordonner de la culbuter dans l’instant, mais le frère, bien que catatonique n’était pas loin, et ce panda, vraiment trop prude et aux bottes du dégorgeoir, l’empêchaient d’accomplir son fantasme…

Samedi 24 novembre 2007

La cicatrice maudite

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 19:44.

Malgré le regain tactique de la stratégie mise en place par Polo, les troupes squelettiques avaient fini par ravager les 3/4 de sa base d’opérations. Pourtant sur l’autre front, Poto avait été irrémédiablement balayée par la vague aryenne du Panda.

Celle ci partit alors en direction de l’ossuaire du coq qui était disséminé aux quatre coins de la carte. Il fallut près de 3/4 d’heure pour éliminer de façon systématique les derniers foyers cliquetants du dégorgeoir.

Polo pendant ce temps avait réussi à rassembler un écran d’archers mais lorsque son poignet fut suffisamment échauffé pour partir à l’assaut, l’écran de victoire apparut sur son écran.

Vexé au plus haut point, se rendant compte de son inefficacité, il sentit tout à coup sa cicatrice prépucienne le rappeler à l’ordre. Une douleur ineffable envahit son bas ventre se diffusant à une allure proche de l’indécence aux quatre coins de son corps. Celui-ci se raidit telle une planche et Polo se retrouva bientôt devant les portes des toilettes où il avait crû voir l’impensable.

Il agrippa la poignée, et ouvrit à la volée la porte se préparant à déloger cet immonde coq qui osait lui tenir tête.

Mais ce qu’il vit le terrorisa: une créature filandreuse debout sur ses deux pieds palmés, jubilait devant le trône. Poto, accroupie entre eux, enfournait dans sa bouche à pipes un bouquet de tentacules qui émergeait de l’entre-jambes du monstre. Ce dernier en apercevant Polo, laissa échapper un rire glacial et sombre, dévoilant au passage une rangée de dents acérées. Les tentacules brusquement se gonflèrent, et dévèrserent bientôt un flot sirupeux manquant d’étouffer la pauvre Poto.
En quelques instants, le sol fut recouvert de cette matière gluante et Polo, de peur d’entrer en contact avec cette substance, préféra rebrousser chemin, en entendant derrière lui les rires sardoniques emmêlés de Poto et de la créature.

"Polo!! Polo!!!"

Polo se releva, il était étendu au milieu de la voûte, une douleur lancinante entre les cuisses.

Il regarda autour de lui et aperçut le coq. Terrifié, il lâcha une liasse dans l’escalier en colimaçon et sortit de la salle réseau aussi vite qu’il le pouvait.

Samedi 10 novembre 2007

Comment gagner (ou plus si affinités) à Warcraft III?

Catégorie : Point Méthode. Auteur polopoto à 18:38.

Cette méthode révolutionnaire, rencontrant un fort succès a été élaborée par Polo, éminent membre de la communauté franco-caucaso-judéo maçonnique de Blizzard. Afin de mettre en oeuvre cette technique approuvée de tous, il faut avant tout se procurer le jeu et s’entraîner avec les elfes de la nuit car Polo n’aime pas les humains, le vert des orcs, et les morts vivants lui rappelant son rachitique cousin.

En premier lieu, et après avoir fait en sorte de créer la partie pour choisir un point de départ favorisant la victoire, choisir un partenaire maïtrisant le jeu mieux que vous ou bien une drôlesse si votre but n’est pas de gagner, mais de draguer.

La technique est relativement simple:
Lancez d’abord une liste ininterrompue d’archers jusqu’à ce que vos finances tombent à 0. Lorsque vous en aurez 5 ou 6, commencez à effectuer des balayages de l’écran à l’aide de votre souris pour vous habituer à sélectionner et déplacer des masses d’unités identiques.

On prendra bien garde de ne pas créer des raccourcis de groupes, car le balayage n’aura plus aucun interêt.

Il vous faudra également un leader charismatique pour mener vos troupes à la victoire: en l’occurence, la salope sur son minou à moitié dénudée qui grogne quand on clique sur elle, et armée d’un arc en peau de zobe de kodo.

Envoyez dès que possible votre joyeuse troupe à l’assaut de la ville ennemie, tout en prenant garde de protéger votre sulfureuse héroïne, ayant tendance à prendre cher dans tous les sens du terme.

Balayez votre écran en effectuant des cercles concentriques de plus en plus petits pour sélectionner en détail et intégralement votre masse d’archers.

En règle générale, lorsque vous aurez terminé cete manoeuvre, la moitié sera déjà morte, et ce sera alors beaucoup plus facile pour jouer.
Si votre attaque est coordonnée avec celle de votre allié c’est la victoire assurée. Si c’est la drôlesse et que la victoire vous échappe, vous pourrez toujours pour vous consoler, répéter ce mouvement de rotation sur sa poitrine.

Dans tous les cas, on se retrouve gagnant à la fin de la partie.

PS: les balayages rotatifs demandent un certain doigté: entraînez vous dès à présent à selectionner vos groupes d’unités.

Polo face au dégorgeoir

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 18:10.

Polo s’engouffra dans le tortueux escalier de la salle de jeux manquant de rester coincé en son milieu lorsqu’il dut négocier un croisement risqué dans le colimaçon. Après avoir descendu les dernières marches en une seule foulée -il se rapa au cours de cet exercice périlleux l’intégralité d’une jambe- il aterrit dans une voûte sombre où le mot "portable" n’avait plus aucune signification.

Heureusement pour lui, cette caverne était illuminée par la radieuse Poto, dont la blondeur de la crinière, à l’aide de l’écran plasma qui trônait devant elle, projetait des rayons iridescents sur tout un pan de mur.

Pourtant quelquechose semblait le troubler: quand il s’approcha d’elle pour la saluer, il se contenta d’un petit bisou sans exubérance, sans aucune manifestation de joie. En réalite, il ne pouvait ôter de son esprit les images immondes qui lui revenaient dans la tête lorsqu’il avait crû voir le coq dégorgeoir se faire laper le jabot dans les fashion-chiottes d’une autre célèbre salle de jeu.
Un frisson parcourut son échine de haut en bas, et surtout de gauche à droite, car comme vous le savez déjà, Polo était doué d’une constitution solide.
Il s’assit, sans fioritures, sans trémoussements, sur une chaise et entreprit de saisir au clavier ses identifiants en vue d’ouvrir une session de jeu qui, espérait-il au plus profond de lui, permettrait d’atténuer ce souvenir douloureux qui perdurait dans sa tête à chaque fois qu’il avait le "malheur" de contempler Poto.

C’est alors que la voix intriguante du coq s’éleva au sein de la voûte: "et si nous jouiions à warcraft III avec Polo et Poto, je propose que Polo joue avec le Pandaryen, quant à moi je me réserve Poto". Aussi étrange que cela puisse paraître, malgré ses plans de conquête à l’encontre de la nordique Poto (ou la Poto nordique), Polo ne trouva rien à redire à la sentence cassante du gallinacé.

Il lanca machinalement le jeu, rentra dans la session du Coq, et tout aussi machinalement, il commenca à cliquer sur l’icône des archers pour en produire un plein écran.

Quelques minutes s’écoulèrent avant que les troupes squelettiques du Coq assiégèrent alors la vénérable ville végétale de Polo. Mais celui-ci, alors que le rayon iridescent glissa le long de son visage faisant briller de mille feux ses somptueuses croûtes orbitales, eut soudain un regain de vitalité. Il n’avait pourtant pas commencé à l’instant précis un elixir qui aurait pu susciter un tel effet, mais il savait maintenant que le coq devait payer cet affront: il essayait de lui piquer Poto mais en plus il voulait lui raser sa base. Polo en conclut que le gallinacé ne pourrait s’octroyer le beurre et l’argent du beurre surtout qu’il avait encore quelques liasses en poche.

Ses archers emergèrent brusquement de l’ombre et déversèrent un déluge mortel de flèches sur les troupes rachitiques assiégeantes…

Lundi 29 octobre 2007

Pissenlits et chaudes joues (Part II)

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 14:13.

L’attention du public était à son comble lorsque le pingouin musicien gratta de nouveau son instrument. L’effectif de la salle avait maintenant doublé avec cette arrivée massive des amis de Polo. L’ogrillon du premier rang tira de sa poitrine un profond soupir de satisfaction ainsi qu’un mouchoir pour essuyer la sébum de son front. Polo de son côté se trémoussait de plaisir, non pas pour ce qu’il entendait mais pour ce qu’il avait l’opportunité de contempler quelques fauteuils à sa gauche: la fameuse Poto. Ce spectacle était si doux à ses yeux qu’il se surprit à sentir un filet de larmes sur sa joue le délivrant au passage de quelques croûtes jaunâtres. C’est alors que le spectacle se transforma rapidement en tragédie, lorsqu’il vit le coq dégorgeoir farfouiller dans ses poches, en vue de trouver un de ces objets insolites dont il ne pouvait être que le propriétaire. Polo fulmina. Son filet de larmes s’assécha. Il prépara son regard le plus inquiétant qu’il aurait pu trouver, et tenta de croiser les yeux de cette créature qui semblait sur la même piste que lui. Le coq triomphant, -on ne sut jamais si il avait remarqué l’agacement de Polo- brandit une fleur dans les tons de jaune, complètement desséchée un peu comme lui. Dans un temps fort lointain, ou peut-être qu’il n’y avait pas si longtemps si cette fleur provenait du poulailler radioactif, celle ci devait être un banal pissenlit mais là, elle se résumait en une corole informe et suppurante où le liquide coulait le long d’une tige en piteux état.

Polo fut de suite rassuré quand il vit que l’assemblée se moquait de cette répugnante apparition, mais rajusta rapidement son regard croûteux plein de haine, lorsqu’il constata que Poto parvenait à tirer un quelconque intérêt de cette fleur: PIRE: elle semblait très amusée.
La Pastorale reçut une nouvelle salve de particules blanches sur ses épaules, une créature au visage simiesque apparut alors derrière Polo pour lui dire de se calmer: un instant il crût reconnaître sa vieille tante Coca mais finit par adresser à la petite fille au visage ingrat son expression favorite ‘chien battu’.

Le coq, pour ne pas faire de jaloux donna un morceau de fleur à Poto et à la singeresse qui acceptèrent néanmoins le présent avec une certaine appréhension.

Polo, dégoûté par la musique et par les agissements du coq, reprit ses trémoussements jusqu’à la fin de l’audition. Ce coq paierait tôt ou tard d’avoir tenté -à sa manière- de draguer sa cible!

Samedi 20 octobre 2007

Le poulailler et le coq “dégorgeoir”

Catégorie : Des Gens Respectables, Lieux Meetic. Auteur polopoto à 17:06.

Aujourd’hui, nous allons consacrer la rubrique des gens respectables, à l’homme au vermicelle, que vous avez pu entrevoir, devant son PC, aux chiottes, à l’auditorium, et un peu partout.

Certains disent qu’il a don d’ubiquité, d’autres qu’il est inquiétant, d’autres encore qu’il est la peste sous forme de pieuvre mais tous s’accordent à dire que c’est un être complexe.

Nous essaierons toutefois de rétablir la vérité sur ce phénomène, et séparer le bon grain de l’ivraie parmi toutes ces rumeurs: Le coq, comme il se fait appeler dans l’intimité, est en réalité une créature dont on ne sait que peu de choses. Il vit au milieu d’un bois maléfique où un vent glacial, fouettant le visage, sévit la majeure partie de l’année. Comme tout chasseur écolo qui se respecte, il possède une vaste écurie où il entrepose caprins, ovins, canards, abeilles, ânes et boucs. Sa propriété est dotée d’une mare toxique qui exhale des fumigènes méphitiques enrobant la demeure de ce mysterieux individu. Sa demeure, en elle-même demeure relativement classique par rapport au reste si ce n’est d’étranges panneaux installés que d’UN côté du toit qui lui servent de catalyseur pour les expériences qu’il réalise chez lui.

Certains jours de grand soleil, lorsque le vent glacial perd un peu de sa puissance, on peut apercevoir au milieu des vapeurs délétères de l’étang, une sylphide en bikini allongée sur une plage improvisée de sable verdâtre qui baigne ses moignons dans le liquide purulent et visqueux du marécage tandis que des silhouettes décharnées s’agitent au loin, courant après des canards décapités.

Il passe le plus clair de son temps sur msn où il recherche de futures victimes pour ses experiences…

Le coq dégorgeoir aime :
- dégorger
- le rosé
- les drolesses (ce qui n’est pas incompatible)
- les chiottes de Net4Ever
- la guitare (surtout les grincements stridents)
- le clavecin (surtout Scarlatti fils)
- les "Ver" (des solitaires, à la couleur, au verre de rosé, en passant par le parti politique…)

La Pieuvre n’aime pas :
- la voix de Ségolène Royal
- le gras (dans les cheveux ou la nourriture excepté le porc)
- Helène Segara
- dépenser son argent
- grand chose

Pissenlits et chaudes joues (Part I)

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 17:02.

Il régnait ce soir-là dans l’auditorium, une atmosphère pesante: au milieu d’une rangée de strapontins bleu royal, le visage rubicond d’une fillette à la constitution solide émergeait comme une percée du communisme à une époque aujourd’hui irrémédiablement révolue.
Ses joues baignées de sueur frissonnaient en rythme avec le simulacre de morceau de musique qui était executé au niveau des plus basses rangées de la salle, sur une scène brillante comme ses appendices malaires, où un pianiste s’évertuait à marteler son instrument (le piano bien entendu), pour donner un aspect encore plus "contemporain" à l’oeuvre.
L’autre instrumentiste qui tenait sa guitare comme un manche affichait une posture singulière: les jambes et les pieds écartés à la manière d’un manchot: le public retenait son souffle à chaque fois qu’il cessait de jouer car il manquait de peu de lâcher l’instrument à cordes sur le bois blanc made in IKEA de la scène.

Alors que le "concert" se poursuivait, un effroyable bruit provenant d’une porte au fond de la pièce vint bientôt troubler la quiétude névrotique de l’auditoire.
La Pastorale Big Cheeks se contenta d’un balancement de joues leste et fugace et vit avec effroi qui venait de faire irruption dans la salle.
C’était Polo, lancant ses jambes en avant, et sautillant entre les rangées de sièges: en apercevant au milieu de la salle, la masse cramoisie perdue dans tout ce bleu, il comprit que Miss Escalope était présente et décida de s’installer à côté.
Il se vautra sur son strapontin faisant voler au passage des centaines de particules blanchâtres autour de sa tête dont une grande partie vinrent se déposer sur les genoux et les bras de BigCheeks.
Se contentant d’abord d’essuyer rapidement les parties touchées elle adressa ensuite un rictus exprimant un profond dégoût à l’encontre du pauvre Polo qui ne comprenait pas pourquoi elle ne voulait pas le saluer.

Pendant ce temps les deux exécutants venaient de terminer leur morceau. Polo profita alors de l’accalmie pour embrasser comme du bon pain la pauvre pastorale.
La porte du fond s’ouvrit à nouveau et Poto, le Bananaryen, et la créature maigre firent à leur tour irruption dans la salle.
La pastorale admit par la suite qu’ils faisaient preuve d’une meilleure éducation ayant attendu que la musique s’arrête pour entrer.

Après de brèves salutations, et que tout le monde eut trouvé une place à sa convenance, la musique plaintive reprit de plus belle…

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