PoloPoto le Blog qui Trompe Trop

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Lundi 29 octobre 2007

Pissenlits et chaudes joues (Part II)

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 14:13.

L’attention du public était à son comble lorsque le pingouin musicien gratta de nouveau son instrument. L’effectif de la salle avait maintenant doublé avec cette arrivée massive des amis de Polo. L’ogrillon du premier rang tira de sa poitrine un profond soupir de satisfaction ainsi qu’un mouchoir pour essuyer la sébum de son front. Polo de son côté se trémoussait de plaisir, non pas pour ce qu’il entendait mais pour ce qu’il avait l’opportunité de contempler quelques fauteuils à sa gauche: la fameuse Poto. Ce spectacle était si doux à ses yeux qu’il se surprit à sentir un filet de larmes sur sa joue le délivrant au passage de quelques croûtes jaunâtres. C’est alors que le spectacle se transforma rapidement en tragédie, lorsqu’il vit le coq dégorgeoir farfouiller dans ses poches, en vue de trouver un de ces objets insolites dont il ne pouvait être que le propriétaire. Polo fulmina. Son filet de larmes s’assécha. Il prépara son regard le plus inquiétant qu’il aurait pu trouver, et tenta de croiser les yeux de cette créature qui semblait sur la même piste que lui. Le coq triomphant, -on ne sut jamais si il avait remarqué l’agacement de Polo- brandit une fleur dans les tons de jaune, complètement desséchée un peu comme lui. Dans un temps fort lointain, ou peut-être qu’il n’y avait pas si longtemps si cette fleur provenait du poulailler radioactif, celle ci devait être un banal pissenlit mais là, elle se résumait en une corole informe et suppurante où le liquide coulait le long d’une tige en piteux état.

Polo fut de suite rassuré quand il vit que l’assemblée se moquait de cette répugnante apparition, mais rajusta rapidement son regard croûteux plein de haine, lorsqu’il constata que Poto parvenait à tirer un quelconque intérêt de cette fleur: PIRE: elle semblait très amusée.
La Pastorale reçut une nouvelle salve de particules blanches sur ses épaules, une créature au visage simiesque apparut alors derrière Polo pour lui dire de se calmer: un instant il crût reconnaître sa vieille tante Coca mais finit par adresser à la petite fille au visage ingrat son expression favorite ‘chien battu’.

Le coq, pour ne pas faire de jaloux donna un morceau de fleur à Poto et à la singeresse qui acceptèrent néanmoins le présent avec une certaine appréhension.

Polo, dégoûté par la musique et par les agissements du coq, reprit ses trémoussements jusqu’à la fin de l’audition. Ce coq paierait tôt ou tard d’avoir tenté -à sa manière- de draguer sa cible!

Samedi 20 octobre 2007

Le poulailler et le coq “dégorgeoir”

Catégorie : Des Gens Respectables, Lieux Meetic. Auteur polopoto à 17:06.

Aujourd’hui, nous allons consacrer la rubrique des gens respectables, à l’homme au vermicelle, que vous avez pu entrevoir, devant son PC, aux chiottes, à l’auditorium, et un peu partout.

Certains disent qu’il a don d’ubiquité, d’autres qu’il est inquiétant, d’autres encore qu’il est la peste sous forme de pieuvre mais tous s’accordent à dire que c’est un être complexe.

Nous essaierons toutefois de rétablir la vérité sur ce phénomène, et séparer le bon grain de l’ivraie parmi toutes ces rumeurs: Le coq, comme il se fait appeler dans l’intimité, est en réalité une créature dont on ne sait que peu de choses. Il vit au milieu d’un bois maléfique où un vent glacial, fouettant le visage, sévit la majeure partie de l’année. Comme tout chasseur écolo qui se respecte, il possède une vaste écurie où il entrepose caprins, ovins, canards, abeilles, ânes et boucs. Sa propriété est dotée d’une mare toxique qui exhale des fumigènes méphitiques enrobant la demeure de ce mysterieux individu. Sa demeure, en elle-même demeure relativement classique par rapport au reste si ce n’est d’étranges panneaux installés que d’UN côté du toit qui lui servent de catalyseur pour les expériences qu’il réalise chez lui.

Certains jours de grand soleil, lorsque le vent glacial perd un peu de sa puissance, on peut apercevoir au milieu des vapeurs délétères de l’étang, une sylphide en bikini allongée sur une plage improvisée de sable verdâtre qui baigne ses moignons dans le liquide purulent et visqueux du marécage tandis que des silhouettes décharnées s’agitent au loin, courant après des canards décapités.

Il passe le plus clair de son temps sur msn où il recherche de futures victimes pour ses experiences…

Le coq dégorgeoir aime :
- dégorger
- le rosé
- les drolesses (ce qui n’est pas incompatible)
- les chiottes de Net4Ever
- la guitare (surtout les grincements stridents)
- le clavecin (surtout Scarlatti fils)
- les "Ver" (des solitaires, à la couleur, au verre de rosé, en passant par le parti politique…)

La Pieuvre n’aime pas :
- la voix de Ségolène Royal
- le gras (dans les cheveux ou la nourriture excepté le porc)
- Helène Segara
- dépenser son argent
- grand chose

Pissenlits et chaudes joues (Part I)

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 17:02.

Il régnait ce soir-là dans l’auditorium, une atmosphère pesante: au milieu d’une rangée de strapontins bleu royal, le visage rubicond d’une fillette à la constitution solide émergeait comme une percée du communisme à une époque aujourd’hui irrémédiablement révolue.
Ses joues baignées de sueur frissonnaient en rythme avec le simulacre de morceau de musique qui était executé au niveau des plus basses rangées de la salle, sur une scène brillante comme ses appendices malaires, où un pianiste s’évertuait à marteler son instrument (le piano bien entendu), pour donner un aspect encore plus "contemporain" à l’oeuvre.
L’autre instrumentiste qui tenait sa guitare comme un manche affichait une posture singulière: les jambes et les pieds écartés à la manière d’un manchot: le public retenait son souffle à chaque fois qu’il cessait de jouer car il manquait de peu de lâcher l’instrument à cordes sur le bois blanc made in IKEA de la scène.

Alors que le "concert" se poursuivait, un effroyable bruit provenant d’une porte au fond de la pièce vint bientôt troubler la quiétude névrotique de l’auditoire.
La Pastorale Big Cheeks se contenta d’un balancement de joues leste et fugace et vit avec effroi qui venait de faire irruption dans la salle.
C’était Polo, lancant ses jambes en avant, et sautillant entre les rangées de sièges: en apercevant au milieu de la salle, la masse cramoisie perdue dans tout ce bleu, il comprit que Miss Escalope était présente et décida de s’installer à côté.
Il se vautra sur son strapontin faisant voler au passage des centaines de particules blanchâtres autour de sa tête dont une grande partie vinrent se déposer sur les genoux et les bras de BigCheeks.
Se contentant d’abord d’essuyer rapidement les parties touchées elle adressa ensuite un rictus exprimant un profond dégoût à l’encontre du pauvre Polo qui ne comprenait pas pourquoi elle ne voulait pas le saluer.

Pendant ce temps les deux exécutants venaient de terminer leur morceau. Polo profita alors de l’accalmie pour embrasser comme du bon pain la pauvre pastorale.
La porte du fond s’ouvrit à nouveau et Poto, le Bananaryen, et la créature maigre firent à leur tour irruption dans la salle.
La pastorale admit par la suite qu’ils faisaient preuve d’une meilleure éducation ayant attendu que la musique s’arrête pour entrer.

Après de brèves salutations, et que tout le monde eut trouvé une place à sa convenance, la musique plaintive reprit de plus belle…