PoloPoto le Blog qui Trompe Trop

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Samedi 28 juillet 2007

Celui dont on pouvait prononcer le nom ou pas…

Catégorie : Des Gens Respectables. Auteur polopoto à 23:51.

N’avez-vous jamais eu envie de cotôyer des stars dans votre quotidien? De manger des nouilles avec Brad Pitt? Ou d’aller au cinéma avec Matt Damon?
Réjouissez-vous fidèles lecteurs, votre rêve peut devenir réalité avec le nouveau personnage qui va vous être présenté. L’étrange individu que vous aviez pu apercevoir dans l’entourage ludicomusical de Poto mais dont l’apparente banalité avait pu le rendre quelque peu insignifiant dans le récit jusqu’à maintenant.
Le PandaBananaryen, ou Pandaryen, ou Pandamon ou Pittaryen, malgré son anormale banalité, demeure un mystère pour Poto, et une force mystérieuse la pousse à s’intéresser à lui.
Serait ce ses cheveux ? Pandamon porte comme Poto un poil d’une blondeur nordique ou plutôt ici qualifiée d’aryenne, et ses coupes variant suivant les saisons sont souvent agrémentées d’une mèche ou d’une banane comme pouvait en posséder certains dictateurs connus et reconnus pour leur apport historique. D’ailleurs comme nombre d’entre eux il porte également un monocle à chaque oeil.
Le Pittaryen possède des pantalons trop larges témoins d’un temps où sa corpulence arrivait presque à défier celle de Polo. Le mystère reste entier sur cette étrange et rapide perte de poids d’autant plus que son appétit pour les nouilles et autres pâtes a toujours perduré.
Il faut aussi savoir que sous certains angles et lumières, le pandaryen, de par son mimétisme génétique est capable de prendre l’apparence de la plupart des stars blondes d’hollywood.

Le Pandaryen aime :
- les nouilles, les pipes, les pennes, les macaronis, les tortellinis
- bref les pâtes
- donner des surnoms
- trouver des sosies
- les drôlesses

La Banane Aryenne n’aime pas :
- les coquillettes
- la soupe et toute sorte de légumes
- partir d’un lieu sans avoir visiter les WC
- les oreilles coupées
- lost in translation

Babouches et babouins

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 23:21.

Après le départ de sa mal-aimée fiancée qui était retournée sur l’océan pour une campagne de pub avec Saupiquet, Polo n’avait pu s’empêcher de repenser à la jolie blonde qu’il avait croisé la semaine passée devant l’église. Son visage angélique restait gravé dans sa mémoire, et il se surprenait de retrouver son petit bout de gras portatif tout sanguinolent lorsque il s’imaginait quelques scènes érotiques en compagnie de cette fabuleuse personne. Une seule chose l’obsédait désormais: il fallait revoir coûte que coûte cette fille, et même si la tâche se révélait titanesque afin de séduire la belle, de par son physique gras et ingrat, il se sentait investi de toute la force nécessaire en vue d’accomplir tel prodige. Après être aller chercher quelques pansements pour soigner son appendice meurtri, il décida d’appeler son ami du moment le bananaryen qui lui serait sans doute bien utile pour mener à bien son complexe projet. Hélas, le bananaryen demeurait injoignable: il s’imaginait déjà son plan fortement menacé par les vélléités potentielles du panda, qui cherchait peut-être en ce moment même à oeuvrer pour lui subtiliser cette proie de premier choix. Pourquoi diable, ce matt damon de pacotille ne répondait pas?
Par précaution, il passa furtivement sur msn en prenant bien soin d’apparaître hors-ligne afin de vérifier que Pandamon n’aurait pas pu être contacté par un autre biais que le téléphone. Mais une fois encore, il fit chou blanc .
Passablement agacé, il se racla le plèvre en sautillant, et descendit les escaliers à mi-étage pour se libérer du surplus hormonal. En ressortant du cabinet, il tomba nez à nez avec un homme rondouillard, habillé en costume traditionnel tunisien. Le vieil homme, approchant du siècle d’existence, babouches au pied, adressa un sourire bienveillant à Polo, et par ses yeux malicieux comprit que quelquechose n’allait pas, en voyant l’air de chien battu qu’adoptait son fils encore plus que d’habitude. Il l’invita à le suivre dans le salon où une femme en tablier servait du thé à la menthe dans des crânes de babouins ciselés…

Samedi 21 juillet 2007

Quand (la) Polo se prend (un) Poto

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 21:55.

Alors que le concert s’achevait dans un dernier râle poussif, les premiers spectateurs sortaient déjà de l’église, se précipitant vers leur véhicule en vue de ne pas être gêné dans leur départ et ainsi fuir au plus vite cet odieux spectacle.
Au bout de quelques minutes vint enfin l’ami commun de Polo et Poto, accompagné de la dite Poto. Le gros Polo manqua de s’étouffer en apercevant cette apétissante créature, et espérait secrètement que son ami le Panda Bananaryen lui présentât. Vint alors, un véritable miracle: il s’avéra que le panda et Poto semblaient bien s’entendre: la créature lui serait présentée, et il pourrait déjà mettre en oeuvre son plan d’action pour tenter de séduire la belle.
Les  ophtalmiques croutes  de Polo scintillèrent sous le clair de lune. Il plongea immédiatement son regard dans le généreux poitraille de Poto avant de remonter vers ses yeux,  puis redescendit rapidement vers le spectacle beaucoup plus enchanteur que proposait ces fruits qui semblaient bien plus frais et toniques que ceux flasques et blets de sa copine officielle du moment. Polo passa goulûment une énorme langue sur ses lèvres lippues y déposant habilement une couche de gras qui les rendrait plus brillantes et glamour. Après des présentations courtoises et sommaires orchestrées par le débonnaire panda, Polo frétilla sur place avant de se jeter d’un pas joyeux sur Poto et l’embrassa énergiquement ne manquant surtout pas de la serrer dans ses bras afin de contrôler rapidement les mensurations qu’il avait pu estimer au premier coup d’oeil.
Avec un peu moins d’enthousiasme, mais toutefois une certaine ferveur dans le sautillement qui lui sied si bien,  il embrassa à leur tour les autres camarades du bananaryen.  Les joues chaudes et charnues de la pastorale Bigcheeks lui rappelèrent qu’il se mangerait bien un steak dans la soirée. Dans ce laps de temps, la pastorale ne manqua pas d’exprimer un certain dégoût quand elle remarqua que les  énormes flocons blanchâtres qui lui tombaient dessus n’étaient pas de la neige, mais des pellicules glissant le long de la chevelure graisseuse de Polo. Voyant le panda ricaner à pleine dents,  elle lui envoya vexée sa main dans la figure.

Vint finalement le tour de l’Arcaniste Grinçante, la demoiselle dévala l’escalier en quelques roudélous, housse de guitare à la main, et remonta son string blanc hivernal  dans un ultime salto en vue des présentations.

Polo remarqua immédiatement que la ravissante Poto détourna le regard quand l’arcaniste présenta ses joues à ses lèvres lippues et graissées, ravi de cette jalousie mal masquée, le jeune homme ne put s’empêcher d’exprimer son enthousiasme. Le panda ricana à nouveau comprenant l’amusant quiproquo car Polo ne connaissait pas l’antipathie de Poto pour l’arcaniste. La main de Bigcheeks allait une nouvelle fois s’écraser sur ses joues lorsqu’il feinta au dernier moment. La paume rougeaude atterrit sur le visage ahuri du pauvre Polo qui fut très étonné car il n’aurait jamais cru pouvoir autant attiré cette pastorale personne qui exprimait, bien plus démonstrativement que Poto, sa jalousie.

Samedi 14 juillet 2007

La loutre océanique

Catégorie : Des Gens Respectables. Auteur polopoto à 17:02.

La loutre océanique est la copine officielle du moment de Polo. Ce dernier l’a rencontré sur un site de rencontres qui n’en est pas un. Ils mènent tous deux une idylle virtuelle qui n’est pas réciproque. La loutre aime Polo, et lui voue un amour inconsidéré et sans bornes. Polo, lui ne l’aime pas, et la déteste même maintenant, et pourtant il n’a réussi à la tromper que trois fois, étant partiulièrement lourd à cette époque de l’année.

La loutre océanique aime:
-Polo
-les soirées moisies et les réveillons miteux
-le pictionnary
-défendre Polo

La loutre océanique n’aime pas:
-qu’on se moque de Polo
-qu’on dise du mal de Polo
-qu’on critique Polo
-qu’on lui rapporte que Polo la trompe
-en bref: qu’on oeuvre pour le déplaisir de Polo

Une loutre peut cacher un poto

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 16:49.

Ce jour là, Polo, comme souvent lorsque sa copine officielle du moment ,"la loutre océanique" était là, se réveilla de mauvaise humeur.  Son envie de changement était devenue si forte chaque jour, qu’il finissait par ne plus supporter le corps flasque et imposant de sa dulcinée par intérim, à son contact. Il se racla les poumons de rage, manquant de déclencher une nouvelle crise d’asthme tant il était énervé. Il aurait tout donné à cet instant pour casser le contrat qui le liait à l’être immonde qui partageait sa couche.
De plus, cette après-midi il était convié à assister à un concert  qui ne l’enchantait guère dans une abbatiale à quelques dizaines de kilomètres de sa garçonniere, pourtant cette manifestation serait une parfaite occasion pour occuper et distraire le tromblon dont il ne savait finalement que faire lorsque celui ci débarquait chez lui.
Même si il ne la voyait qu’une fois tous les trois mois, les visites de sa chère et tendre -ou pas, s’étaient transformé en supplices, et de surcroît, cette grossière gourde refusait toujours obstinément de lui accorder son petit plaisir gingivo-queutal.

Après un bon repas arrosé de rosé, il dévala les escaliers, faisant trembler les étages intermediaires où se trouvaient des latrines "mystere", et empoigna la liasse que sa mère lui avait laissé sur la tablette du vestibule.

Il embarqua sa loutre et partit en trombe, lorsqu’il réalisa que le concert était déjà commencé depuis un quart d’heure.
Sur le trajet, il lui fit écouter son dernier disque :  la BO de la reine des damnés. Les poils de la loutre se dressèrent littéralement, lorsque le son strident et asthmatique du chanteur parvint à ses oreilles. Néanmoins, si le son strident provenait effectivement des bafles du carosse, les poussées interloquées étaient jouées en stereo par les lèvres lippues de Polo. Les yeux de la loutre s’écarquillèrent et elle pria Polo de changer de disque craignant de ne pas pouvoir supporter ce spectacle musical plus longtemps.
Les paroles de Joe Dassin, son chanteur fétiche, envahirent alors l’habitacle, et le carosse doré entama une série de dérapages plus ou moins contrôles sur la route qui serpentait jusqu’au village où se tenait la représentation.

Un parking gravillonneux était en vue devant le parvis de l’église, il enclencha le frein à main , et au terme d’un magnifique triple axel motorisé, les roues crissèrent une ultime fois, parfaitement imbriquées dans l’emplacement délimité. Cette place lui semblait tout de même un peu large, mais il était tellement satisfait de sa cascade qu’il se contenta de bondir hors de la voiture et de se hâter d’extirper sa fiancée, qui semblait particulièrement affectée par cette petite expédition: le visage livide, la loutre océanique, flagellante, contempla le clocher et décida d’attendre sur le parking, ne se sentant pas la force de pénétrer dans le lieu de culte.

Finalement, ils n’assistèrent pas au concert, et se contentèrent d’écouter les grincements de la guitare du dehors.
Polo n’avait maintenant plus qu’à attendre ses amis du moment, la fin du concert ne devrait plus tarder maintenant. Il regarda sa fiancée d’un air dédaigneux, du coin de son oeil crouteux, priant pour que cette interminable attente musicalement et psychologiquement atroces prit fin sous ce ciel maussade.

Samedi 7 juillet 2007

Un réveillon détonnant

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 17:28.

Polo avait passé une formidable nuitée: il avait geint dans sa litière des heures durant, partant à l’assaut vaille que vaille de sa dernière conquête qui ma foi, à défaut d’être un canon de la beauté, lui permettait finalement d’assouvir ses pulsions sexuelles du moment. Il continuait à ruminer, grogner, tordant sa masse suitante sur le corps meurtri de sa partenaire. A l’instant fatidique, où il pouvait enfin décharger toute sa fougue, une force puissante provenant du fin fond du thorax lui arrachant la gorge au passage, vint exploser au niveau de sa bouche tel un râle. Il sembla suffoquer, et son visage devint rubicond. Puis une deuxième secousse partit de sa poitrine lui déchirant une nouvelle fois la trachée. Sa compagne comprit que quelquechose ne tournait pas rond, et quelquepart elle en était soulagée: ses suppliques avaient été finalement exaucé, elle ne subirait plus, du moins pendant un certains temps, les assauts répétés et laborieux du mastodonte sudoripare.

Elle tenta de lui trouver un verre d’eau, alors que Polo tentait de s’accrocher deséspérement à quelquechose pour se redresser. Mais le corps flasque de sa compagne ne comportant aucun appui, il dut se résoudre à empoigner les bois du lit, alors que les spasmes se faisaient plus nombreux. Maudites crises d’asthme, elles survenaient toujours au mauvais moment. S’empressant de faire main basse sur son inhalateur, il constata que plusieurs personnes s’entassaient déjà dans l’embrasure de rideau qui avait remplacé avec astuce la porte de la pièce, sans doute ameutés par les grognements gutturals de Polo alors qu’ils jouaient aux cartes à l’étage en dessous.

Polo regrettait déjà d’avoir contraint son amie à aller se coucher si tôt: il l’avait obligé à le rejoindre dans la pièce nuptiale, en pleine partie endiablée de pictionnary alors que ses envies primaires le rappelaient à l’ordre. Il fallait remplir la gourde maintenant pour affronter sous les meilleurs auspices la traversée du désert qu’il allait devoir surmonter.

Il maudissait sa copine du moment, estimant que c’est elle qui avait dû lui déclencher sa crise; il était grand temps de trouver une fiancée digne de ses liasses, et se promit de dénicher la perle rare dans l’année qui viendrait.