PoloPoto le Blog qui Trompe Trop

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Mercredi 25 octobre 2006

Guitares et moignons

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 21:51.

Poto souffrait, mais elle supportait son supplice sans sciller. Ses doigts rougis par le contact les cordes insufflaient un profond malaise dans tout son corps, aussi lorsque l’ogrillon lui demanda de faire des percussions en cognant la caisse de résonance avec le dos de sa main, elle parut enfin soulagée.

Elle s’affala sur sa chaise et entreprit de marteler sa guitare, mais l’ogrillon la corrigea rapidement sur sa position, et lui demanda de mettre un peu de plus de coeur à l’ouvrage, sa posture actuelle rappelant étrangement un grand singe, avachie, l’avant-bras flasque et flexible se balançant dangereusement au dessus de cette pauvre surface de bois qui n’avait rien demandé à personne.

Elle se rendit compte alors qu’un de ses voisins musiciens affichait un sourire sardonique à l’annonce de l’habitant des douves.

Agacée une fois de plus, elle résista de peu d’exploser telle une cocote minute, grâce à une intervention salvatrice de la pastorale qui lui fit un nouveau mime.

Une fois le cours terminé, elle sa hâta de prendre ses affaires, adressant une expression de profond mépris à l’égard de l’arcaniste, en train de ranger avec minutie ses partitions dans sa housse dans un exercice de contorsion aussi perilleux qu’agicheur.

Elle descendit les escaliers avec grosses joues sans doute pour faire un résumé du cours, puis arrivant au portail de l’école, dut interrompre sa conversation car une voiture attendait déjà la pastorale.

Au bout de quelques secondes, tous les musiciens étaient déjà partis, elle s’était retrouvée rapidement seule à battre le pavé: une fois de plus ses parents étaient en retard. Elle vit alors l’ogrillon et celui qui semblait s’être moqué d’elle arriver à leur tour. L’ogrillon salua les deux musiciens restants, et s’enfonça dans son épave.

Poto jeta alors un regard inquisiteur sur le dernier musicien restant, elle ne le connaissait pas, c’était sans doute l’occasion de mieux le connaître car aucune voiture n’était là pour lui non plus. Elle s’apprêtait de lui parler, losqu’elle le vit sortir de ses poches des clés, signifiant qu’il avait sans doute sa propre voiture.

Agacée encore, elle préféra se détourner de lui lorsqu’il fit mine de lui dire au revoir: de toute façon, elle ne devait pas rater grand chose à ne pas lui parler, il ne devait pas être gentil comme garçon à s’être moqué d’elle de la sorte…

Mardi 24 octobre 2006

Les sexes de Polo et Polo

Catégorie : Informations. Auteur polopoto à 23:02.

Vous êtes toujours plus nombreux à visiter ce Blog consacré aux aventures érotiques tragicomiques de Polo et Poto. Pourtant trop peu encore osent participer plus profondément à ce blog : le nombre de participants au précédent sondage en témoigne.
Il en est malheureusement de même pour les commentaires : nous vous conseillons pourtant de les lire, et d’y participer, vous pourrez y découvrir des indications interessantes ! Nous ferons toujours en sorte de vous répondre !

Mais n’attendons plus et regardons les résultats du sondage :
66.6 % des personnes pensent que Polo et Poto sont des hommes !
La majorité a malheureusement tort et seulement 33,3 % a bien répondu :

Polo est bien un Homme et Poto est bien une Femme !
(Enfin Homme et Femme sont des grands mots, disons plutôt que Polo est du sexe mâle et Poto du sexe femelle, car sont ils réellement humains ?)

Bravo aux personnes qui ont bien répondu ! Qu’elles n’hésitent pas à se manifester !
Une surprise attend celui ou celle qui laissera le commentaire adéquat et détaillé afin d’expliquer pourquoi Polo est un homme et Poto est une femme !

Bonne chance !

Mercredi 18 octobre 2006

De la séduction sur internet

Catégorie : Point Méthode. Auteur polopoto à 23:19.

Au regard des frasques sur la toile de notre ami Polo, il convient de faire un petit point de méthodologie quant à la façon de draguer sur Internet. Inspiré par cet infâme personnage, ce petit rappel, nous l’esperons, vous aidera dans vos procédures et manoeuvres électroniques visant à trouver l’âme soeur. Commencons par les points fondamentaux :

Choisir le bon pseudo :
Soyez original sans réellement l’être et sans tomber dans la vulgarité, ou l’obscénité. Il peut très bien ne rien vouloir dire et ne se rapprocher d’aucun mot connu dans le système solaire. Il est à noter également qu’un sobriquet qui vous a été attribué arbitrairement par votre entourage peut tout à fait convenir sauf si il est vraiment trop niais. N’hésitez pas à créer un pseudo incorporant plusieurs lettres du scrabble valant 10 points, ça donne toujours un côté énigmatique, mais ne forcez pas la dose afin d’éviter une analogie avec les noms d’Europe de l’Est ou Martiens auquel cas on risque vous prendre pour un serial-killer ou un simplet.

Votre description :
Soyez précis et ne mentez pas sur votre âge (les femmes), sur votre situation familiale (les hommes)  sur la taille et le poids (les deux).

TOUTEFOIS, si vous n’avez pas pu vous empêcher de mentir pour chacune de ces caractéristiques, il y a de grandes chances pour que vous soyiez une nymphomane ou un homme atteint de satyriasis, ce qui au final n’est pas vraiment gênant puique vous pourrez toujours trouver chaussure à votre pied parmi vos homologues du sexe opposé. Et ne venez pas vous plaindre ensuite, vous aurez au moins autant menti que la personne en face de laquelle vous vous retrouverez.

Si vous ne pouvez pas vous empêcher de mentir parce que vous avez l’impression qu’un tout petit mensonge améliorerait grandement vos chances de réussite, faites-le, mais jouez dans la finesse: si vous avez des yeux marron comme les cochons, indiquez : yeux noisette. Ben quoi, y’a bien des noisettes dans le nutella! Rajoutez vous quelques centimètres, enlevez quelques kilos, mais de grâce, restez raisonnables.

Vous pouvez également indiquer votre origine ethnique, et faites là aussi original: mettez par exemple caucasien si vous êtes blanc, enfin pas livide non plus, faudrait pas qu’on vous prenne pour un sataniste ou un enfant de Dracula. En revanche n’apposez aucune indication accompagnant cette information: pas de mensurations, ni de longueurs de … !

Votre photo :
Quelques uns d’entre vous seront tentés de laisser une photo mais sachez que ça n’est toujours pas une très bonne idée.

Pour les hommes:
Préférez les photos où vous êtes à votre avantage : torse bombé (nu, épilé et luisant pour avoir le look gladiateur), ne rajoutez pas d’huile pour la brillance, sinon le gladiateur se transforme vite en porc.
N’hésitez pas à vous laisser pousser les cheveux pour la photo pour que l’on puisse vous assimiler aux chanteurs de comédies musicales: ça fait toujours son effet, en revanche évitez les pellicules.

Pour les femmes:
Evitez à tout prix les photos, vous le comprendrez plus tard.

Comment cibler et les méthodes d’approche?

Pour les hommes:
La proie idéale est heureusement un animal relativement répandu: souvent jeune (mais pas toujours), aimant les déguisements, armée d’une pléthore de phrases superficielles, souvent blonde (mais pas toujours), j’ai nommé : la drôlesse.
Bien entendu, si on ne dispose pas de photos (d’où l’interêt pour les femmes de ne pas en mettre), il est plus difficile de déterminer si notre interlocutrice est une drôlesse, pourtant très tôt dans la conversation, des prodromes telles que la phrase de salutations trahissent la condition de notre cible.

Si vous avez droit à un"kikoo" vous êtes sur la bonne voie, si vous avez droit à un "lol" toutes les cinq minutes, c’est le jackpot: nous seulement vous la faites rire, même si la plupart du temps il s’agit de meublement, mais en plus vous avez dégoté une kikoololeuse qui rappelons le, sont à 93% des drôlesses.

Votre méthode d’approche :
Une fois votre cible déterminée, il est temps de foncer: détrompez vous les personnes présentes sur Internet ont le même but que vous : le sexe.
N’allez pas par 4 chemins, les plus poétiques ou romantiques d’entre vous peuvent être considérés comme ennuyeux et seront tournés en bourrique :
Dès le second message demandez le numéro de téléphone de votre cible, demandez à la rencontrer, si vous ne vous êtes pas trompé dnas la phase précédente, vous tirerez votre coup dans les jours qui viennent.

Pour les femmes:
N’allez pas chasser le drôle: ce qui est bon chez la femme ne l’est pas forcément chez l’homme!
Il n’y a hélas pas de recette miracle, vous devrez chercher encore et toujours la perle rare avec votre formidable intuition.

Pour finir, EN BONUS : les conseils polotiens :
Aimez ce que votre cible aime : c’est le b.a.ba de la séduction et pourtant certains d’entre vous ne l’applique pas. Cachez vos gouts et interessez vous plutôt aux gouts de votre cible

Soyez le plus chaleureux possible : combler le ou la de bisoux, de chéri(e), de je t’aime (en y ajoutant des Trop), des j’ai envi de toi, je te veux, de je veux te serrer dans mes bras, de faire bisou…
N’hésitez pas à être coquin voir hard et explicite

Sachez jouer la victime : vexez vous facilement afin que votre cible se fasse pardonner

Tenez à jour votre carnet de rendez vous (avoir plusieurs conquêtes en même temps est un art complexe sur lequel nous reviendrons) :
Il est important de bien mentir et donc d’avoir de la mémoire
Ayez toujours une bonne excuse pour refuser un rdv : inventez vous une vie de célibataire tranquile qui aide les élèves à faire leur devoir du soir

Mardi 17 octobre 2006

On sonde les sexes

Catégorie : Informations. Auteur polopoto à 11:30.

Afin de préparer la rencontre prochaine de nos deux héros, il est grand temps de se poser LA question. Que sont Polo et Poto?

Après plusieurs semaines les plus fidèles d’entre vous commencent peut être à cerner les sexes des héros de cette aventure. Nos amis gays ont pu imaginer que Polo et Poto étaient de joyeux homosexuels : deux hommes ou bien deux lesbiennes. D’autres encore ont pronostiqué sur un couple hétéro et ont joué les bons gros détectives pour deviner qui était une femme ou un homme.
Nous vous proposons à travers ce sondage de donner votre avis. N’hésitez pas à laisser des commentaires.

Mercredi 11 octobre 2006

Retour vers le bordel

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 19:27.

Poto revint de son premier cours de guitare, particulièrement énervé: lorsqu’il pénétra dans l’appartement, il manqua une nouvelle fois de renverser le culbuto qui s’adonnait à un simulacre d’haltérophilie en soulevant toutes sortes d’objets contondants, mais dont l’utilité restait à déterminer, à l’instar de tous ces outils curieux qu’on peut trouver dans les brocantes.

Il jeta sa housse avec véhémence en direction du canapé d’où provenaient des cris de jouissance, puis s’assit à une table jonchée de déchets. Il était très difficile de déterminer depuis combien de temps le ménage n’avais pas été fait dans cet appartement mais une chose était certaine, la table semblait remporter la palme d’or de ce capharnaum indescriptible. Des bols encore à moitié pleins dont le contenu n’aurait même pas pu nourrir un porc tant il paraissait abject, exhalaient des relents méphitiques d’une intensité rare. Des emballages, des cartons couverts de salissures et taches de toute sorte, s’entassaient ça et là aux quatre coins de la table pour former des pyramides de saleté. Pourtant, Poto, surnageant dans ce bouillon de culture ne semblait guère indisposé par cette atmosphère nauséabonde et insalubre: il se contenta de tortiller son nez, se retourna sur sa chaise puis souleva un couvercle qui était à portée, dévoilant un clavier d’un piano d’une autre époque.

Ses petits doigts commencèrent à s’agiter au dessus des touches et les premières notes sortirent. La mélodie ne ressemblait à rien de connu, et n’était pas vraiment entraînante, pourtant son tempo était progressivement marquée par des cognements qui provenaient du canapé, et par des bruits de pas dans le couloir. Se sentant accompagné, pris de confiance, Poto continua à marteler ses touches avec toujours plus de fermeté, une jubilation presque sadique pouvant se lire sur sa moue lors de l’accomplissement des dernières notes: il gloussait d’un rire dément, et frappait de manière outrancière son clavier déversant des accords dérangeants, diaboliques, balançant sa tête en arrière: puis à bout de souffle, comme si la possession prenait fin, se laissa choir sur le piano.

Les bruits de pas dans le couloir avaient maintenant cessé, et un être gigantesque se tenait dans l’embrasure de la porte. Il émit un grognement guttural en direction du canapé où les piaillements se turent instantanément, et se rapprocha de Poto, écroulé…

Dimanche 8 octobre 2006

Les rendez-vous de Polo

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 17:50.

Polo jubilait. Après de multiples échecs, il était enfin parvenu à rencontrer l’une de nombreuses filles qu’il tentait de séduire depuis des mois. Ses inscriptions sur des dizaines de sites de rencontres aboutissaient encore une fois mais les lapins avaient été trop nombreux à son gout, il était encore loin d’avoir une femme dans chaque port même s’il était plutôt content de lui.
Il regarda sa montre, en retard de 10 min déjà. Il lui avait donné rendez vous devant le cinéma mais il avait en tête bien d’autres projets. Il s’admira devant sa glace puis après avoir enduit ses longs cheveux gras de sa gomina fétiche, il sortit de la salle de bain. Sa chevelure devenait plus longue chaque jour mais comme Samson, le héros israélite, il savait que sa force y résidait.
Il descendit l’escalier et récupéra tout le necessaire : clé de bagnole, liasse de billets, bonbon pour une haleine fraiche, son cd de joe dassin, une boite de préservatifs multi goût (fraise, vanille, chocolat…), …
Brusquement alors qu’il fouillait dans l’un des multiples bibelots de l’entrée, une femme vétue d’un tablier sortit d’un étrange local. Il la regarda de ses yeux crouteux, l’air abruti. Derrière elle on pouvait apercevoir de curieux instruments (de torture ?) d’un autre temps. Une odeur atroce et oppressante mêlant sueur, fromage et cuir envahissait déjà le couloir.
"N’oublie pas les clefs de la porcherie !" lança t’elle d’une voix qui témoignait de son age et sa grande sagesse.
Elle repartit aussi vite qu’elle était apparue, fermant derrière elle la porte frappée de curieux symboles ésotériques. Polo attrapa le trousseau de clefs et se dépécha de rejoindre son véhicule. Il n’avait que trop tardé.
Il enfila le cd de joe dassin dans le mange disque et démarra en trombe. Direction le cinéma à plus de 100km/h en plein centre ville.
Arrivé sur place il aperçut une fille rondouillarde qui battait le pavé de long en large: il s’agissait sans doute de sa promise : elle l’avait attendu, c’était bon signe. Il tourna autour du rond point qui faisait face au cinéma et décida de se garer à cheval dessus.
Il la rejoint à grands enjambés sous le regard ébahi des passants et l’air interdit de la jeune femme.

Après avoir rassemblé toute son énergie virile dans les derniers pas qui la séparaient d’elle, il la laissa s’échapper, à bout de force, d’une voix sautillante :

"Bonjour ma chérie ça me fait trop plaisir de te rencontrer répondit il en avancant ses levres lippues pour l’embrasser"
- On a loupé la séance lui fit elle pleine de reproches reculant sa tête, tu as 20 minutes de retard!!
- Oui je sais, je suis vraiment désolé, tu me pardonnes ?
- Oui, oui fit elle quelque peu attendrie par son regard de chien battu
- Pour me faire pardonner je vais te faire une surprise"
La jeune femme, au début réticante, décida de suivre Polo. Finalement il n’avait pas l’air si méchant comme garçon. Un peu d’originalité ne ferait pas de mal.

Ils rejoignirent le terre-plein, montèrent dans le véhicule de Polo alors qu’on entendait au loin quelques sirènes.
Son carosse doré démarra en trombe puis quelques mètres plus loin s’arreta devant l’épicerie de nuit. Il laissa le moteur tourner, sortit puis revint aussi vite plusieurs bouteilles sous les bras. La demoiselle le regarda surprise s’enfonçant dans son fauteuil.
"Où va t-on ?
- Dans ma maison à la campagne"

Vendredi 6 octobre 2006

Le mystérieux ensemble de mandolines

Catégorie : Des Gens Respectables. Auteur polopoto à 23:36.

Au vu de notre dernier récit impliquant tant de personnages, il convient de faire un petit arrêt sur images non pas pour analyser les réactions et attitudes de chacun, mais pour en apprendre davantage sur ces autochtones énigmatiques de cette banale école de musique ou -soyons fous- du prestigieux conservatoire.

Tout le monde désormais connaît Poto, et peut s’en faire une idée plus ou moins détaillée. En revanche on est en droit de se poser des questions sur l’idendité des autres protagonistes. L’ogrillon, la pastorale, et l’allumeuse semblent bien singuliers, pourtant, au contraire de Polo et Poto, il est presque certain que vous avez  au moins une fois dans votre vie cotôyé de tels energumènes:

Une vie champêtre permet à notre ami aux grosses joues d’avoir une vie saine. L’air pur de la campagne oxygène ses poumons et donne une tonalité rose à son visage tendant vers le rouge sur ses joues chaudes et charnues.
Ses doigts agiles courrent facilement sur la guitare laissant certaines personnes fantasmer sur ses éventuels talents cachés mais cette agilité semble jusqu’à présent avoir été surtout mise à profit pour rougir les joues de ses camarades. Elle évolue dans un village de fous, dont la plupart sont des psychopathes endurcis.

La pastorale Bigcheeks aime:
- donner des claques
- se plaindre (comme Polo)
- les enfants rachitiques qui savent magner leur baguette
- johnny depp quand il crache
- les costumes d’astronautes
- les betonnieres

Elle n’aime pas (ou plus) :
- Polo et Poto
- les pellicules
- les porcs (et ceux qui mangent comme des porcs)
- sortir de son trou

Passons maintenant à la mystérieuse créature porteuse de string orange.
Issue d’une lignée chatelainisque elle est une des trois gorgones chevrettes.
Son habitat naturel est un chateau-mausolée, où la famille domine d’une main de fer tout un lotissement qui fait office de douves. Difficile à photographier l’animal parait plus effrayant sur des photos qu’il ne l’est dans la réalité. Une sorcellerie photogénique qui lui vaut le nom d’arcaniste des temps modernes.
Ses doigts crochus donnent un son grinçant aux notes qui tentent désespérement de sortir de sa guitare. Les cordes semblent souffrir se plaignant et couinant aux contacts de ses ongles griffus.
Tout comme sa famille l’arcaniste grinçante est une créature sociale. Contrairement à la gorgonne aînée Sucecube Skeletor, elle entretient des relations stables lui permettant d’être en couple avec un amateur de tisanes depuis quelques années.

L’arcaniste grinçante aime :
- les roudélous
- sucer des glaces
- les chèvres
- les courses-poursuite
- les pulls de vieille grand mère

Elle n’aime pas:
- Poto
- les culottes en pilou
- que SuceCube lui pique ses amis et ses petits amis (ce qui est plus rare)
- quand un ordinateur fonctionne correctement

L’ogrillon enfin, est un habitant des douves, et par la même occasion, un serviteur des chevrettes. Frustré pendant toutes ces années de ne pas être invité aux banquets qui sont organisés dans la demeure qui domine sa modeste propriété, il compte bien un jour prendre sa vengeance et tout faire pour rendre impossible la vie des gorgones durant les cours qu’il dispense. Habile chef d’orchestre l’ogrillon semble composé d’énormément d’eau qu’il évacue à grosses gouttes par l’ensemble de ses pores. 

L’ogrillon aime:
- le steack haché poivre vert
- la musique dissonnante
- la pastorale
- les kiosques

L’ogrillon n’aime pas:
- les gorgones chevrettes
- les petites assiettes
- les musiques qu’on ne peut pas adapter à la guitare
- jouer de la musique dans des lieux trop communs

Dimanche 1 octobre 2006

Guitares et vacheries

Catégorie : Une Expérience Complexe. Auteur polopoto à 21:04.

Après un voyage en bus d’une banalité affligeante, Poto arriva enfin à bon port: sa botte doublée en pseudo yak musqué, ruisselante d’eau, atteignit la première marche de l’escalier dans un clapotis infâme.
L’ascension s’avéra particulierement pénible : cet escalier ne semblait plus finir et son manteau synthétique de pseudo fourrure, imbibé d’eau de pluie, avait drastiquement alourdi le poids des habits qu’il portait, l’obligeant à faire des efforts supplémentaires à chaque lever de jambe.
Enfin arrivé, haletant, Poto parcourut d’un oeil hagard le long couloir sombre dans lequel il venait de débouler. Il plissa les yeux, passant en mode fouine, et aperçut dans la pénombre quelques mètres devant elle, une large silhouette. Il se rapprocha, toujours suffoquant et découvrit une jeune fille qui agitait une main potelée lui faisant signe d’approcher. Son visage était étonnamment rond: deux amples morceaux de viande rosés, en guise de joues évoquaient une vie pastorale particulièrement saine et équilibrée: cette fille là respirait la santé contrairement à notre pauvre Poto.

Poto, épuisé, salua son amie en l’attrapant par le cou puis examina les autres personnes présentes. Il y avait de tout dans cette assemblée, mais ils avaient tous un point en commun: quelquechose de dérangeant comme si Poto s’était trompé d’endroit et qu’il allait participer à une réunion d’anonymes de toute sorte.
Son visage fut rapidement déformé par un rictus lorsqu’il reconnut dans l’assemblée une de ses pires ennemies. Tentant de sauver les apparences, et de laisser entrevoir un simulacre de sourire sur son minois, Poto approcha sa bouche d’une joue terne et diaphane, puis laissa échapper un "bonjour" sec et glacial. Son interlocutrice lui rendit la pareille sur un ton semblant plus chaleureux mais qui ne laissait planer aucune équivoque. Poto continua à saluer les gens présents lorsqu’une porte à proximité laissa échapper une nuée d’enfants suivie d’un pachyderme effrayant.

"HAHA vous êtes là mes enfants, entrez, entrez, nous allons commencer" Il se gratta le ventre, embrassa une partie des eleves présents, et partit dans le couloir en invitant les apprentis guitaristes à s’installer le temps qu’il revienne soulager sa vessie."

A son retour, tous les eleves étaient installés, assis en arc de cercle, prêts à faire entendre une cacaphonie de tous les diables dès que l’ogrillon en aurait donné l’ordre. Ils étaient tous là, concentrés, prêts à bondir, une position parfaite tels de véritables petits soldats parfaitement disciplinés.
Tous sauf une, la terrible ennemie de Poto qui, accroupie devant sa housse de guitare entrouverte, servant pour ranger non seulement sa guitare mais également ses partitions et sans doute bon nombre d’autres choses, farfouillait de bon coeur dans des feuilles restées dans le contenant. Constatant avec énervement que peu de personnes ne l’avaient encore remarqué, elle brassa plus fort ses papiers afin d’être sûre d’avoir un maximum de public puis, pliant davantage ses jambes et pivotant son dos de toutes ses forces, laissa entrevoir un string orange.

Les quelques rires amusés provenant de l’assistance donnaient l’impression à notre contortionniste de n’avoir eu le succès escompté. Elle se redressa fugacement, terriblement vexée, s’empara d’une chaise et alla rejoindre les autres. Pourtant tout le monde n’avait pas ri de ses frasques: Poto la fusillait du regard et voulait partager son impression du moment avec son amie aux grosses joues, qui même si elle se trouvait à l’autre bout du cercle semblait déchiffrer les grimaces et mimes de Poto avec une précision étonnante…